Humanité perdue

Publié le par Blue Bottle

Par Blue Bottle


fille-qui-pleure.jpgPlus le temps avance plus j’arrive à me convaincre que je me suis irrémédiablement éloigné de ma condition première d’être humain. Suis-je un ersatz de méduse échouée sur la terre ferme au milieu d’un banc de sardine? Je me demande parfois.
J’étais hier avec un collègue en train de me diriger vers un pub improbable histoire de le cuisiner un peu pour qu’il lâche de l’info quand nous croisâmes une petite gosse qui faisait de la trottinette à vive allure. Cette sale mioche tomba à 2 mètres de nous, une chute assez violente, à vu de nez, sa tête avait même heurté le sol, voilà pour la description du tableau.

En voyant cette scène j’eus immédiatement un petit rire automatique, cet enfant était si grotesque allongé dans le caniveau, les mains ensanglantées… Mais voilà qu’en un éclair mon collègue se jeta sur elle pour le prendre dans ses bras et vérifier qu’il n’avait rien. Comment pouvait-il ramasser cette morveuse alors qu’il avait un costard Armani sur le dos? La réponse était pourtant évidente : il était humain. Quant à moi, j’ai l’outrecuidance de croire que j’ai réussi à me débarrasser de cette tare depuis bien longtemps, à l’adolescence, par hasard, un peu comme une pucelle perd son hymen sur la banquette arrière d’une 205 kid.

Un spectateur aurait pu voir que je riais et que je n’avais aucune compassion pour la gosse, j’en ai encore froid dans le dos. C’est dans ce genre de cas extrêmes que je suis vulnérable, il me fallut bien 30 secondes pour comprendre et faire semblant de m’intéresser à la vie de la gamine. Je suis dépourvu de ces automatismes, mes réseaux neuronaux ne s’affolent pas particulièrement lorsque je vois la souffrance d’autrui. Plus de peur que de mal pour le petit, moi, j’étais horrifié par la saleté de cet enfant morveux, suant et saignant. Devant une telle déchéance, un tel manque de savoir vivre, je me dis qu’on devrait vraiment autoriser l’avortement sur les fœtus de moins de 10 ans.

Bien heureusement, mon collègue ne vit rien de mon dégoût et je pus lui payer deux bonnes grosses pintes pour délier sa langue. Après tant d’émotions, il fut très prolixe et me décrivit sans fausse pudeur tous les projets de son service.

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Marc Leitao 26/03/2010 17:54


He he, le blog de Patrick Bateman, j'adore ^^


pierre 23/12/2009 23:18


malade pour schzizophrenie...depuis avoir été licencié pour avoir massacré un cadre sup harceleur , j'espère que votre histoire est fausse car vous pourriez très vite subir le même sort si vous ne
devenez pas humain...


danton cul 30/07/2009 17:11

J'en ai deja vu ou entendu des connard mais toi tu as l'air d'etre le roi et si en plus tu peux pas te baisser pour aider une tiote parce que ton gros cul risque de craquer ton costume armani, c'est sur qu'il n'y a pas que la condition humaine que tu as perdu mais aussi l'apparence ..... pauvre type !!!

PalerMo 16/03/2008 13:45

Et encore Monsieur Buche, certains les congèlent =)

Blue Bottle 18/03/2008 12:14

Z'avez des infos sur le sujet, ça me passionne déjà !

Monsieur Bûche 15/03/2008 16:57

Les gamins, c'est comme les prouts: on ne supporte que les siens.