La technique de la moche

Publié le par Blue Bottle

Par Monsieur Bûche


fille-moche.jpg Tout le monde sait bien que la bonnasse de base ne sort jamais seule :
elle est toujours accompagnée d’une copine, bien évidemment moche, qui lui sert  de faire-valoir.

Cette dernière pense trouver son compte dans cette relation asymétrique : elle peut en effet se taper les restes non consommés de sa congénère, qui se résument à des mecs assez bourrés pour penser que, tant que c’est chaud et humide et que ça fait les bons bruits au bon moment, mieux vaut dormir mal accompagné que seul.

Bien évidemment, vous ne mangez pas de ce pain là, et vous devez mettre en place une stratégie pour vider vos sacro-saintes burnes dans un vagin ou une bouche dignes de ce nom.

L’approche est des plus simples, d’autant plus que la moche-à-gros-cul n’est pas du tout habituée à se faire aborder. Le prédateur a ainsi l’avantage de la surprise, et le boudin, déstabilisé, ne peut se permettre de refuser d’engager la discussion, et encore moins de se faire offrir un verre. Il y a même de fortes chances que vous fassiez la « une » de son journal intime, seul réel confident de sa boudinitude.

Tout le stratagème consiste à montrer rapidement que l’on est séduit. Ce que la bonnasse à p’tit cul, habituée à être au centre des attentions masculines, ne peut en aucun cas tolérer. Ca tombe bien, il s’agit justement de lui lancer un missile Exocet sous la ligne de flottaison de l’ego.

La femelle ayant été dotée d’une micro-vessie par l’Eternel, elle va tenter de vous parler lorsque le pot à tabac qui lui sert de copine va vider l’excédent de boisson. C’est alors qu’il faut mettre un point d’honneur à vanter les qualités intellectuelles de son amie, et prétendre être bien plus intéressé par les cerveaux que par les corps, l’esprit étant infiniment supérieur à la chair, très chère.

Il ne faut surtout pas lui poser de question personnelle avant que l’autre touffe ne revienne. Vous créerez alors chez elle la frustration de ne pas avoir pu vous exposer l’étendue de son intelligence (bien que vous subodoriez déjà que ce soit une grosse conne). C’est un stade indispensable au processus de séduction : j’appelle ça reculer pour mieux la sauter.

Il s’agit ensuite de faire comprendre au troll clitoridé que vous n’êtes pas l’abominable queutard que vous semblez être, et que vous préférez de loin discuter avec un boudin plutôt que de baiser une bombe anatomique, ce qu’elle ne manquera pas de faire comprendre à la bonnasse lorsqu’à votre tour vous irez pisser votre pinte.

Soyez-en sûr, la grosse moche ne peut pas rater l’occasion d’une tentative de revanche bien légitime, après toutes ces soirées de solitude passées dans l’ombre de la beauté, à cacher ses bourrelets dans les coins sombres des lieux de perdition.

C’est beaucoup plus que peut supporter votre future victime. Qui ne sait pas encore qu’en fait, vous travaillez dans le prêt-à-poutrer.

Laissez mijoter à feu doux. Après quelques verres, c’est elle qui vous proposera de s’éclipser en sa compagnie, laissant une fois de plus le boudin seul avec ses amis de toujours : une manzana et un fond de bretzels.

Variante : une touffe de compétition, sans doute plus attentive que les autres aux déboires de son faire-valoir, m’a suggéré de la rejoindre discrètement chez elle, une fois débarrassée de son envahissante amie, à qui vous n’avez plus qu’à donner un faux numéro en prenant congé.

Ce post était une ode à toutes les moches du monde, et je conterai tantôt comment il m’est arrivé d’en baiser, étant parfois assez magnanime pour faire dans l’humanitaire, version Restos du Cul.
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Vincent 09/08/2008 02:38

Je suis actuellement assis sous une fille qui a tenté la technique de le moche, mais qui est tombée amoureuse de le moche... je suis mort de rire...
Ton Beet' chérie.

Palermo 03/12/2007 17:17

Merci pour cette délicate missive Mister Buche

En espérant que vous loupiez plusieurs tentatives pour nous prouver vaillamment que la bite n'a pas d'oeil =]

Jovialovitch 03/12/2007 13:36

Monsieur Bûche est si finement odieux, si délicieusement infect, si plaisamment détestable, si prestement infréquentable ! Il est d'une telle divine méchanceté que j'adore ça ! Ses textes sont jubilatoires, et dire qu'ils sont les latrines de la blogosphère, c’est au fond, un sincère compliment…

Beet' 02/12/2007 22:54

C'est assez marrant de tomber sur ce site en recherchant innocemment une citation de Sacha Guitry sur google...
Comme quoi, même sur internet on peut dire que le monde est petit !

M. Bûche, je suis ravi de trouver une compilation de tes proses, enfin réunies sur une même page.

Et "Les femmes ont deux armes : le rimmel et les larmes", c'est de Marilyn Monroe, en fait.

arg 01/12/2007 19:33

doux jésus mon lapin qu'est-ce tu fous là...