La tactique du trombone

Publié le par Blue Bottle


trombone.jpgIl y a des jours comme celui là où l’on fait rien. On passe une journée complète au boulot et pas une minute est consacrée à l’entreprise : une journée blanche comme on dit dans le jargon. Certains papotent avec leurs collègues d’autres consultent des forums de tuning. Moi je pratique l’une de mes activités de prédilection : je fais souffrir mon entourage.

 

L’une de mes têtes de turc favorites est assistante, appelons la Sophie. Dévouée et honnête Sophie remplit jour après jour dignement son office. Aujourd’hui je me suis, une fois de plus, occupé de son cas. J’ai commencé par lui demander de me sortir en urgence, un de ces gros rapports sans intérêt qu’un consultant pond pour justifier ses 2000€ journaliers. J’avais bien-entendu préparer mon affaire et balisé le terrain.

 

Dans un premier temps j’ai mis le doc dans un format que son ordinateur ne pouvait pas lire, elle a du courir de bureau en bureau pour trouver une âme charitable pour la sauver.

 

J’ai ensuite été dans le bac d’imprimante pour plier quelques feuilles, ça fait toujours plaisir… Le résultat, c’est soit un bourrage papier soit quelques pages à réimprimer (et re-déranger le gentil collaborateur bien-sur…)

 

- J’ai ensuite caché son agrafeuse, mesquin mais toujours efficace, je lui ai dit, bonne pâte, qu’elle n’avait qu’à me mettre un trombone.

 

- Elle n’allait pas s’en sortir à si bon compte, car j’ai pris soin de saboter ses trombones. La recette de tonton Blue Bottle :

 

- Prenez un beau trombone en métal. A l’aide d’un crayon bien gras disposez du graphite tout le long entre les deux tiges de métal. Lorsque le document est « tromboné », il en devient instantanément dégueulasse.

   

Bilan de la journée : Sophie a perdu deux bonnes heures, et la mission est un franc succès avec à la clé de petites remontrances devant plusieurs personnes y compris le chef de service. Pendant un instant j’ai même eu pitié d’elle ! Non je plaisante ! Ce fut tellement bon de la voir dépitée, les bras ballants, regarder la moquette pendant que je lui remontais les bretelles. Ah ! Qu’il est bon d’être mauvais…

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ADC 27/01/2009 11:18

Comme ce blog se meurt, voici une opportunité intéressante de se faire de l'argent pour justement à votre tour créer votre blog ou site par la suite sur l'art mauvais comme l'a fait Blue bottle :
http://www.dkcprod.com/hxi2ymvn

Silence 14/02/2008 15:27

Une question subsiste: comment avez vous réussi à saboter les trombones de la sécretaire? Il devait y en avoir une multitude...

Blue Bottle 14/02/2008 17:44

A vrai dire j'en ai saboté 3 ou 4. En bonne fainéante, elle utilisait principalement des agrafes, elle avait disposé un petit gobelet qui contenait des trombonnes géants en cuivre et des pinces en métal et nos petits trombones.

Edouard Nigmus 10/10/2007 22:27

Comment dire à un salaud qu'on l'admire quand on est soi-même un fieffé enculé qui passe pour un saint ?

Monsieur, je ne vous félicite pas et je vous souhaite bien du mal pour la suite !