Lundi 17 septembre 2007

blonde-souriante.jpgJ’ai beau cherché, je ne trouve pas vraiment l’idée géniale, celle qui ferait le maître du monde en 24h, soit. Comment utiliser la stagiaire pour atteindre mon ennemi (Jack) ? J'ai d’abord pensé l’envoyer dans un forum bidon éloigné pour que Jack ne puisse plus la voir. Mais cela durerait trop peu de temps et cela me semble difficile de justifier l’envoi d’un stagiaire auprès des managers. J’ai dû me résoudre à ne pas faire dans la finesse.

Je me contente actuellement d’augmenter la charge de travail de Virginie. En bon maître de stage, je la complimente sans arrêt sur la qualité de son travail exceptionnelle en lui faisant miroiter une prime de fin de stage. Elle réagit très bien à cette surcharge de boulot. Flattée, elle travaille d’arrache pied. Je lui ai même permis de ramener un ordinateur portable à la maison pour finir les dossiers. Qu’elle a l’air heureuse d’avoir toutes ces responsabilités, je ne voudrais pas gâcher son bon plaisir. Jack doit être très content. Il doit passer de bonnes soirées à lui expliquer toutes les procédures et à lui mâcher le travail. Il n’a pas encore de cernes… Mais ça viendra ! Pourvu que le couple tienne. C’est, je crois, la première fois que je souhaite à deux personnes de s’aimer…

Quant à moi, j’ai beaucoup plus de temps libre depuis que je délègue à outrance. J’observe et je prends des contacts, je cherche mon prochain service. Il me faut quelque chose qui me permette de me mettre en valeur et de monter dans la hiérarchie assez rapidement. Le mieux, c’est sans doute de viser un service tenu par un vieux qui part en retraite d’ici peu. A méditer !

par Blue Bottle publié dans : Ecraser ses collègues au boulot
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Jeudi 13 septembre 2007

 La-Marmotte.C-un-Gros-Coeur.jpg

Je vous parlais en début de semaine de ma politique de gestion des stagiaires. Lundi dernier j’ai trouvé que Virginie (ma stagiaire actuelle) était bien insolente en prétendant que je ne lui donnais pas un travail à sa mesure, mon sang ne fit qu’un tour, je pensai aussitôt « toi ma cocotte je vais pas te rater ». Je décidai donc de lui confier un dossier à traiter, un dossier truffé d’erreurs, mal rédigé, alambiqué à souhait. Elle n’avait aucune chance de réussir à le traiter d’autant que j’avais pris soin d’ôter une annexe capitale. Quelle n'en fut pas ma surprise de trouver sur mon bureau hier le dossier totalement ficelé.

Je fus assailli par le doute, me serais-je trompé ? Cette jeune fille blonde au physique avantageux serait-elle de surcroît doté d’une intelligence surnaturelle ?

C’est en parti, ce matin que le voile sur ce mystère fut levé… Ma secrétaire (sur 25% de son temps), Sophie, toujours contente de rapporter les derniers ragots à tonton Blue Bottle me confia ses suspicions. Elle avait aperçu ce matin au loin la petite stagiaire descendre discrètement de la voiture de mon ennemi juré à 100m de l’entreprise ! Évidemment, je savais bien qu’elle ne pouvait pas l’avoir réussi seule, au vu de la qualité du travail, il avait lui-même fait la majeure partie du dossier.

Je passai la journée à les épier discrètement, bien que prenant des précautions, ils s’échangèrent plusieurs regards qui ne trompent pas, ils étaient ensemble.

Mais la véritable question demeure toujours entière : comment puis-je tirer le meilleur parti de cette situation?
par Blue Bottle publié dans : Ecraser ses collègues au boulot
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Mardi 11 septembre 2007

stagiaire-masque.jpg
Je pratique moi-même au quotidien la discrimination positive n’en déplaise à certains. Vous commencez à connaître ma grandeur d’âme, j’agis toujours pour le bien de mon prochain. J’avais besoin d’un stagiaire pour effectuer quelques taches sans intérêt imposées par la hiérarchie, suffisamment fastidieuses pour que je ne veuille pas les faire moi-même. En grand altruiste je vais vous fournir le portrait robot du candidat idéal :

 

- Il vient de province et n’a pas de famille à proximité, il s’ennuiera donc le soir et n’aura pas les moyens de sortir avec la misérable paye qu’il touche. Il sera donc enclin à faire des heures supplémentaires.

- Il est célibataire, ce qui l’empêche de déprimer loin de l’être aimé ou de se « prendre la tête », il est toujours efficace et disponible.

- Le candidat est une belle candidate, ce qui est bien plus agréable à regarder pour moi et qui pourrait éventuellement constituer une conquête sentimentale.

 

Le denier point est pour moi le plus important, mon intérêt bien compris passant systématiquement avant celui de mon entreprise.

N’étant pas celui qui détient le pouvoir de décision finale, je présente toujours mes favorites au milieu des plus mauvais candidats et jusqu’à maintenant je n’ai jamais raté mon coup. Cette année, j’ai été très gâté, deux stagiaires pour moi tout seul !
par Blue Bottle publié dans : Ecraser ses collègues au boulot
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Vendredi 7 septembre 2007


trombone.jpgIl y a des jours comme celui là où l’on fait rien. On passe une journée complète au boulot et pas une minute est consacrée à l’entreprise : une journée blanche comme on dit dans le jargon. Certains papotent avec leurs collègues d’autres consultent des forums de tuning. Moi je pratique l’une de mes activités de prédilection : je fais souffrir mon entourage.

 

L’une de mes têtes de turc favorites est assistante, appelons la Sophie. Dévouée et honnête Sophie remplit jour après jour dignement son office. Aujourd’hui je me suis, une fois de plus, occupé de son cas. J’ai commencé par lui demander de me sortir en urgence, un de ces gros rapports sans intérêt qu’un consultant pond pour justifier ses 2000€ journaliers. J’avais bien-entendu préparer mon affaire et balisé le terrain.

 

Dans un premier temps j’ai mis le doc dans un format que son ordinateur ne pouvait pas lire, elle a du courir de bureau en bureau pour trouver une âme charitable pour la sauver.

 

J’ai ensuite été dans le bac d’imprimante pour plier quelques feuilles, ça fait toujours plaisir… Le résultat, c’est soit un bourrage papier soit quelques pages à réimprimer (et re-déranger le gentil collaborateur bien-sur…)

 

- J’ai ensuite caché son agrafeuse, mesquin mais toujours efficace, je lui ai dit, bonne pâte, qu’elle n’avait qu’à me mettre un trombone.

 

- Elle n’allait pas s’en sortir à si bon compte, car j’ai pris soin de saboter ses trombones. La recette de tonton Blue Bottle :

 

- Prenez un beau trombone en métal. A l’aide d’un crayon bien gras disposez du graphite tout le long entre les deux tiges de métal. Lorsque le document est « tromboné », il en devient instantanément dégueulasse.

   

Bilan de la journée : Sophie a perdu deux bonnes heures, et la mission est un franc succès avec à la clé de petites remontrances devant plusieurs personnes y compris le chef de service. Pendant un instant j’ai même eu pitié d’elle ! Non je plaisante ! Ce fut tellement bon de la voir dépitée, les bras ballants, regarder la moquette pendant que je lui remontais les bretelles. Ah ! Qu’il est bon d’être mauvais…

par Blue Bottle publié dans : Ecraser ses collègues au boulot
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Mardi 4 septembre 2007

businessman-181.gifJe suis entré par ambition dans une grande multinationale. J’y travaille depuis quelques temps et tout s’y passait plutôt bien… Il est arrivé dans le service il y a trois mois, petit et laid, je me suis d’abord dit qu’il ne ferait jamais le poids face à moi… Mais le bougre brille lui par son assiduité et son acharnement. Il n’est pas spécialement doué mais occupe systématiquement le terrain. Il fait preuve d’un bel et honnête acharnement au travail, besogneux comme une salopperie de mineur de charbon.

Je fais bien entendu tout mon possible pour le détourner de son boulot quotidien mais jusqu’à présent le succès reste mitigé. Je n’ai pas encore trouvé son point faible :

- J’ai d’abord tenté de l’emmener au resto et de lui faire prendre un apéro le midi histoire de fatiguer la bête, mais il ne boit pas et n’aime pas la cuisine bien lourde.

- Je lui ai envoyé des vidéos amusantes pour le distraire, mais il n’a même pas pris la peine de me répondre.

- J’explore en ce moment une nouvelle voie : le sabotage. J’ai modifié son dernier rapport pour y ajouter quelques erreurs, mais il relit systématiquement avant toute transmission au boss. Petite satisfaction, j’ai discrètement cassé son siège en fin de semaine dernière, pendant une après midi il fut transformer en nabot et put difficilement travailler sur son ordinateur.

Le petit la joue fine, mais il finira bien par commettre une erreur, question de temps car tout vient à point qui sait attendre.
par Blue Bottle publié dans : Ecraser ses collègues au boulot
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Vendredi 31 août 2007

Ingres---Saint-Raphael---Chantilly.JPGEn hiver dernier je fus soudain saisi d’un intérêt frénétique pour la politique. Je vous avoue que je me suis régalé. Je ne vous ferai pas l’affront de vous expliquer les raisons qui m’ont poussé, je vous épargnerais mon discours sur l’amour de mon prochain et de la grandeur de mon pays.

Je dois vous dire que je me suis tout de suite senti à l’aise dans ce cloaque infâme, j’y ai tout de suite élu domicile. Le tout est de bien comprendre les forces en place à l’intérieur du parti et de choisir vaguement son camp sans trop se mouiller, ce qui n’est généralement pas trop compliqué. Les prétendants aux lauriers sont systématiquement de fieffés bavards, trop contents de glaner un potentiel soutien pour s’intéresser à ce que vous pensez.

La paranoïa et la mégalomanie ambiantes étaient parfois un peu pesantes mais que ne ferais-je pas pour manger des gambas aux frais du bon peuple. Le bonheur est parfois simple comme une plancha de crustacés gratuite.

Mais le plus jouissif dans la politique reste le statut de donneur de leçon que l’on acquiert grâce à cette activité, une sorte d’autorité morale qui impose le respect. Dans toute soirée, on trouve toujours un petit bonhomme vous expliquant que la politique n’a aucun intérêt (extrait choisi )

- c’est bien connu les politiciens sont des pourris, je ne comprends pas comment tu peux suivre des mecs pareils.

Et là, votre réponse fait pleurer dans les chaumières

- ce que tu dis n’est pas entièrement faux et c’est d’ailleurs le sens de mon engagement, la politique actuelle ne me convient pas. Je comprends tes réticences mais je ne peux pas me résoudre à laisser ce domaine ô combien important, dans les mains de pourris. Et ce n’est pas en crachant sur la classe politique que tu la feras changer. »

Et là généralement, votre interlocuteur est gêné, un peu honteux de son attitude anti-citoyenne. Quant à vous, vous jouissez d’une aura rayonnant sur tout l’auditoire… Et la classe et l'admiration à peu de frais, ça n’a pas de prix !
par Blue Bottle publié dans : Pensées et philosophie de l'art d'être mauvais communauté : Telle est le monde !
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Mercredi 29 août 2007
 

pti-blondinet.jpgIl y a bien longtemps une petite tête blonde s’égaillait sur les bancs de l’école, intelligent mais pas très intéressé par l’école au grand dam de son géniteur. Son père eut une idée lumineuse et lui tint à peu près ce langage : au prochain trimestre sois dans le trio de tête et cette bicyclette chromée que tu désires tant, tu auras. Le sang de notre petit bonhomme ne fit qu’un tour, il allait se donner à fond pour l’objet convoité.

Chaque jour il s’adonna religieusement à l’apprentissage de ses leçons. Et, figurez-vous que cela payait. En 2 mois, il était 3ème, heureux et satisfait… C’est alors qu’au dernier contrôle du trimestre, une dictée, l’impensable se produisit : une note médiocre le rétrograda à la 4ème place derrière son ennemi personnel, le puant petit François.

 

Désespéré, lors d’une récréation, un petit être se faufila dans la salle de classe et prit le superbe stylo à paillettes dorées d’une trousse bien rangée et écrivit : la maîtresse est moche, signé blondinet.

 

C’est ainsi que la maîtresse, blessée par ce message haineux, mena son enquête; le malfaisant ayant signé de son propre nom, était de fait lavé de tout soupçon. Il ne fallut pas très longtemps à notre Sherlock Holmes local pour retrouver la trace des paillettes dans la trousse de François. Son destin était scellé : 0 en conduite. Le précieux pari était gagné, la bicyclette chromée était sienne, mais plus important, le destin avait semé en lui des graines d’un genre nouveau. Une vocation était née…

par Blue Bottle publié dans : Petites mesquineries et autres bons plans communauté : Telle est le monde !
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Mardi 28 août 2007
Cela fait déjà quelques temps que je pense à créer ce blog, car il me faut agir. Au moment où on vous parle de développement durable et où il est très tendance d’aider des petits noirs faméliques, où l’on s’extase devant la virtuosité d’un petit myopathe pathétique qui joue du xylophone, il me faut organiser la résistance : L’art d’être mauvais.
Bien entendu je ne veux pas vous parler de ces petites gens qui pratiquent la petite mesquinerie au quotidien pour frauder dans le train, ou piquer trois crayons à papier au leclerc du coin, non ce type de comportement est sans aucune classe et bassement utilitariste, à la portée du premier venu. Non, je vous parle de méchanceté lourde, puissante et entière. Le genre d’actes qui, découverts, vous vaudrait l’excommunication papale immédiate sans passer par la case départ, une putain de malédiction sur vous et votre descendance sur au moins 12 générations. Mais encore faut-il être pris!
La méchanceté au quotidien est relativement simple sur le papier mais dans les faits, cette demoiselle nese livrre pas aupremier venu et demande un vrai travail sur soi-même : il faut désapprendre et acquérir de nouveaux réflexes.
Je me propose donc de partager mon expérience. Vous êtes bien entendu invités à m’aduler… et je vous autorise éventuellement et accessoirement à participer…
par Blue Bottle
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  • : L'art d'être mauvais
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  • : Blue Bottle: Altruiste? Moi Jamais! Tout le monde n'est pas pétri de bonnes intentions et j'en suis la preuve vivante. Contactez moi sur artmauvais@gmail(.com) Monsieur Bûche: Le bon goût incarné, il travaille dans le prêt-à-poutrer. Monsieurbuche@hotmail(.fr)
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