Ah, les grèves RATP et SNCF… Avec leurs doux slogans pleins de poésie :
Sarko, Facho, le peuple aura ta peau ! J’avais pensé me mettre moi-même en grève pour soutenir les camarades dans cette lutte, et accessoirement dormir 2h de plus au fond de mon King Size,
mais voilà, vous comme moi ne pouvons participer à ces festivités. Jeune cadre ambitieux, je ne vois guère comment je justifierais un tel comportement auprès de mes supérieurs
sans ternir à jamais mon image immaculée.
Aujourd’hui, en tout cas, le métro ne fonctionne pas et la solution idéale et toute trouvée : le Vélib’ ! Là évidemment vous vous dites, que je me suis pas foulé, car ce raisonnement est la portée du premier Cnidaire venu. Certes, et c’est justement là que je veux en venir, des milliers de personnes vont penser au Vélib, et je souhaite bien du courage à nos apprentis cyclistes pour trouver un fidèle destrier. Est-on parti pour un 1995 bis, avec un mois de grève en continu? A vrai dire, la réponse m’intéresse peu.
Heureusement, votre serviteur vous a fourni une martingale imparable : la réservation de Vélib. Si vous hésitiez, c’est le moment de vous lancer. Réservez votre Vélib dès maintenant à l’aide de votre cadenas! Vous n’êtes pas convaincu ? La peur du Gendarme sans doute ou plutôt du technicien de chez Decaux… Vous avez tort! Vous ne craignez rien et avec les embouteillages comment voulez-vous qu’un technicien puisse se déplacer rapidement jusque votre Vélib réservé ? Sachez, de surcroît, qu’un préavis de grève a été déposé dans les services responsables du Vélib’. Alors pourquoi hésiter ?
Chers amis, en ce beau jour de grève, je ne puis que vous conseiller de regarder le journal télévisé de France 3, une surprise vous y attend.
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Une fois n’est pas coutume, je vais vous faire un petit résumé d’une
contribution d’un « collègue » que j’ai reçu par mail.
Le week-end dernier, j’étais à un mariage, ennuyeux comme tous les
mariages ! Après un rapide tour de salle, je me rendis compte qu’il n’y avait même pas un seul contact professionnel valable à grappiller.
La clé du succès quand on est une ordure opportuniste comme moi c’est avant tout de se tenir toujours au
courant. Il faut en permanence connaître les projets qui tiennent à cœur aux chefs et connaître le positionnement de ses ennemis (enfin ses collègues). L’opportuniste peut ainsi s’incruster
n’importe où, comme si de rien n’était.
Ma stagiaire Virginie a bientôt fini son stage, plus que deux jours et
elle sera de retour chez elle, dans le sud. Comme prévu, elle a bien du mal à suivre la charge que je lui ai imposée. Elle est d’ailleurs venue pleurnicher la semaine dernière, en me racontant
tous ces problèmes de transport et de fatigue… 1h30 matin et soir tout de même ! Je lui ai alors sorti ma botte secrète :
On m’a objecté l'article 7.4 des conditions générales qui
stipule que :
Faire naître des amitiés
totalement artificielles a toujours fait partie intégrante de ma stratégie, mais il faut bien entendu cibler et évaluer le temps perdu à sociabiliser par rapport aux gains éventuelles. C’est dans
cette optique que je veux depuis longtemps me rapprocher d’un directeur de ma boîte et peut-être devenir son poulain. Le directeur de mon service avait tout du candidat idéal : solitaire, assez
haut dans la hiérarchie (3 échelons au dessus de moi tout de même), sans être le calife des califes inatteignable.
Pour conclure sur le
thème du Vélib, j’ai regardé les conditions générales d’utilisation pour voir ce que je risquais. Tenez-vous bien : rien du tout. Il n’est nul part fait mention de cette pratique.
Jusqu’à maintenant je vous montrais
au quotidien comment quelques bassesses me permettaient de surnager parmi la foule de mes semblables. Et bien il m’arrive également d’être mauvais totalement gratuitement. Je pense que c’est
aussi à cela qu’on reconnaît la méchanceté de souche, celle qui vient du fond des tripes.
