Vendredi 9 novembre 2007

Par Monsieur Bûche

 

Les boîtes beyrouthines, c’est que du bonheur. Il faut juste savoir que le verre en boîte, c’est quand même 15 dollars. A un kilomètre à vol d’oiseau se trouvent les camps palestiniens de Sabra et Shatila, dont la valeur foncière totale vaut un demi verre, sans les glaçons.
boite-de-nuit2.jpg
Mais il y a plus d’acquéreurs pour les verres que pour les camps, ce que je comprends aisément, car la misère, c’est bien mieux à la télé.

Bref, c’est 15 dolls le verre. L’étudiant avisé aura donc la sagesse de s’en mettre une bonne avant, parce qu’à ce prix là, mieux vaut ne pas avoir à trop s’entretenir. Je ne vous cache pas que le secret, en fait, c’est d’arriver en boîte complètement ramassé.

J’avais réussi à tromper la vigilance du videur, ayant rassemblé toutes mes forces pour ne pas tituber à l’entrée. J’ai ensuite choisi un poste d’observation, en hauteur, car il faut savoir jouer des avantages du terrain pour pouvoir embrasser la salle d’un regard.
Qui plus est, faire semblant d’être net m’avait épuisé. Et l’avantage d’avoir l’œil vitreux, c’est qu’elles peuvent mieux se voir dedans.


Je passai en mode requin. Bien calé, j’aidais un mur à tenir debout tout en scrutant de potentielles victimes, en préparant une approche mettant en exergue mon immense sensibilité. Car je suis un grand sensible. Surtout de la grosse veine bleue, mais ça, il est souvent trop tard pour elles quand elles s’en rendent compte.


La braguette aux aguets, je scannais la salle, tel Shwarzy dans Terminator, avec élimination d’office de tout ce qui ne ressemblait pas à une bonne cochonne des familles avide de mourir d’une hémorragie anale.

Soudain, j’en repérai une dont la croupe se tortillait tellement que j’aurais juré qu’elle avait appris la samba à un troupeau de vers solitaires.

boite-de-nuit.jpgElle empestait l’assurance, sachant pertinemment que tout sexe fort aurait vendu père et mère pour pouvoir lui repeindre la caverne en blanc. Je m’attelai donc à la tâche, et abordai sa copine moche, feignant de ne pas l’avoir remarquée. Un quart d’heure après, elle m’abordait pour me demander de lui servir d’alibi, parce que « y’a trop de mecs qui me collent, viens on leur fait croire que t’es mon mec comme ça ils vont me lâcher ».

« J’adore les plans qui se déroulent sans accroc » comme le dit si bien Hannibal.

Une vague discussion me permit de me rendre compte que j’étais tombé sur une championne de la Nouvelle Condition Féminine, celle qui croque les hommes mais qui les impressionne souvent trop pour qu’ils soient efficaces. Je me résolus de la punir au nom de la gent masculine. Victime de son succès, elle avait peur d’être suivie : en bon gentleman, je la raccompagnai à sa voiture. Après avoir bien testé les amortisseurs de son
véhicule, la gourgandine  voulut découvrir mon antre, trop heureuse de tomber sur un « gentil français » hyper respectueux de la touffe.

Et je ne raconterai pas la suite ici, j’aurais trop peur d’être vulgaire.

par Monsieur Bûche publié dans : Philosophie de la Touffitude communauté : Telle est le monde !
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Mercredi 7 novembre 2007

Il y a quelques jours, une certain Remy Charles s’est permis une attaque de votre serviteur et de son blog ici. Le Blue Bottle pouvait-il rester là sans réagir ? En temps normal, j’aurais serré les dents en souriant, le poignard à la main en attendant de pouvoir discrètement lui enfoncer 15cm d’acier entre les omoplates, mais l’anonymat du net m’autorise toutes les audaces: une réponse directe!
Je tiens tout particulièrement à remercier le dénonciateur qui m’a permis de découvrir cet affront. La délation est un comportement sain, que je tiens à encourager sur mon blog.

Ma Réponse Ouverte :

Cher monsieur Charles,

Vous peignez une image de moi peu flatteuse... Permettez-moi à mon tour de dresser un portrait de votre personne en analysant méthodiquement les informations que j’ai pu glaner sur vous. Je vous cite : « en bon parisien plein de haine et de fourberie » « puisque tout parisien qui se respecte se doit d'être égocentrique orgueilleux et râleur » :

 ParisJetaimePoster-eng.jpg

- Vous habitez une banlieue pourrie ou une petite ville de province et vous enviez la capitale, creuset de la Culture française. Mais voilà votre piteux salaire ne vous le permet pas. Assez jaloux, vous détestez ces parisiens si arrogants dans leurs beaux quartiers.

Je trouve cela navrant, car c'est sans conteste à mes yeux la plus belle ville du monde (j'inclus les merdes de chiens, sujet d'un futur billet), vous mordez (champ lexical du clébard) la main qui vous nourrit car l’argent de votre salaire vient d’une façon ou d’une autre de Paris.

 

- Vous êtes en contact avec de la clientèle, et vous n'aimez pas les grands blonds gominés avec des têtes de  premier de la classe, j'y suis : vous servez dans un restaurent d'entreprise ou vous êtes un guichetier quelconque ayant une vision monolithique des gens que vous servez et vous ressassez chaque jour la lente dégringolade de votre vie qui vous a mené dans cette voie de garage.

Votre métier ennuyant ne vous permet que peu de fantaisie et donc vous déblatérer votre prose mièvre et mielleuse afin de purifier votre étroitesse d'esprit gauchisante.

 

- Votre carrière est stagnante et diligentée par un tyran qui n’a de cesse de vous brimer et de vous rappeler que vous resterez toute votre vie à éplucher des patates. J’incarne sans doute dans votre esprit le symbole de la réussite ce qui vous renvoie à votre échec. Je comprends un peu mieux votre agressivité à mon égard.

 

- Vous rêvez de maison de campagne, de feu de cheminée, et même parfois vous vous remémorez le bon vieux temps où vous alliez traire les chèvres en compagnie de votre grand père… En bref vous êtes un insatiable bouseux (ou plouc comme on dit à Paris) nostalgique du topinambour et de chicorée sur un doux fond de saindoux qui ont rassasiez votre profondeur d'âme.

 

A votre billet je rétorque que :

- Vous bafouez honteusement les règles de la netiquette et de la bienséance bloggeuse puisque vous refusez de me citer dans votre blog comme étant la source de vos maux.

- Je vous assure que je n'écrase pas mes amis pour la simple et bonne raison qu’ils sont comme moi... Or je n’écrase que les faibles, lorsque je suis certain de gagner.

 

Vous me dites lobotomisé alors que je suis un visionnaire, désespérément clairvoyant adepte d’Antisthène mâtiné d’une bonne lampée de nihilisme.

Alors au nom cette liberté que vous semblez chérir, souffrez Monsieur que j’essuie mes Weston boueuses sur vos valeurs de bisounours.

 

par Blue Bottle publié dans : Pensées et philosophie de l'art d'être mauvais communauté : Vive le désordre !
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Mardi 6 novembre 2007
Par Blue Bottle


logo-caf.gifJe me souviens que je me suis inscrit au revenu minimum d’insertion pudiquement appelé RMI vers la fin de mes études, à 24 ans et 10 mois environ. Je pus ainsi doubler mes indemnités de stage pendant quelques mois. Mon diplôme en poche je trouvais tout de suite un emploi, presque malgré moi, car j’avais prévu de traîner un peu, aux frais du contribuable. 

Quelques mois après le début de ma carrière, je reçus une demande trimestrielle d’informations. Un peu débordé, je ne m’en occupai guère pensant que l’aide se couperait d’elle-même. C’était sans compter le zèle de nos amies assistantes sociales. J’eus la surprise de recevoir une lettre un brin agressive ainsi qu’un coup de fil me sommant de clarifier ma situation sous peine de me voir privé de mon ami RéMI. Le blue bottle est généralement aussi actif qu’une physalie, il bouge assez peu de lui-même, mais voilà cette vilaine petite créature s’était jetée dans mes tentacules, j’ai donc suivi à la lettre ses consignes lui renvoyant son petit papier avec le fameux « n’occupe pas d’emploi actuellement » coché.

Six mois plus tard, la bougresse eut l’audace de me rappeler pour m’inviter à la rencontrer sous peine de suspendre mes droits. Je pris un petit RTT pour l’occasion et je me rendis à ce rendez-vous. Je craignais que la CAF n’aie découvert mon petit stratagème… En fait rien, cette jeune femme croyait réellement à l’utilité de sa fonction et se battait jour après jour pour réinsérer la lis du monde dans la société. Elle ne fut pas déçue, car c’est vêtu de guenilles que j’étais venu dans son petit bureau. Le regard hagard, je n’ai eu de cesse de lui répéter que c’était dur de trouver du travail et que la prise de mon traitement ne facilitait pas les choses. Au début, un peu méfiante, je sentis peu à peu sa pitié grandir à mon égard. Elle poursuivit notre entrevue par un petit courage monsieur Bottle, en me proposant de l'aide pour obtenir d’autres aides liées à une probable invalidité. Je lui répondais gentiment que je ne voulais pas qu’on me traite différemment des autres.

J’avais gagné, elle m’avait classé dans les sans espoir, plus jamais je n’eus de nouvelles d’elle. Mon ami RéMI et moi-même pûmes couler des jours heureux.
Mais toutes les bonnes choses ont une fin. C’est la politique qui vînt mettre fin à notre merveilleux idylle. C’est en rentrant d’une énième et pathétique réunion politique que je trouvais cette lettre qui scellerait à jamais notre divorce. C’est fébrilement, des larmes dans les yeux que j’apposais ma signature en bas de la page en ayant coché « occupe un emploi », le petit logo de la CAF semblait me dire :
- après tout ce qu’on a vécu, ça y est, tu me quittes, à peine un au revoir !

Mais voilà, la politique est une maîtresse très exigeante qui supporte mal les petits à coté. Je ne pouvais pas tomber pour une sombre histoire de RMI, j’ai donc renoncé à jamais à ces 440€ versés chaque mois sur mon petit compte !
Les mots me manquent pour exprimer la honte que j’éprouve à céder à la pression du système ! Je pense d’ailleurs que la suspension de mon RMI est une très mauvaise chose dans l’absolu puisqu’elle m’éloigne de la France d’en bas comme dirait Chirac. En m’empêchant de frauder, je suis contraint de m’écarter un peu plus du français moyen brandissant les valeurs les plus nobles tout en profitant discrètement. Les lois de la politique sont impitoyables.

J’ai pris mon engagement politique très au sérieux. Rendez-vous compte, la politique m’a rendu presque honnête !

par Blue Bottle publié dans : Petites mesquineries et autres bons plans communauté : Telle est le monde !
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Vendredi 2 novembre 2007

  Par Blue Bottle

Noël approche avec son lot de sujets larmoyants. Le journal del 'humanité relaye un ennième article coup de poing sur le travail des enfants.

 

Extrait du journal l’humanité

« Les chemises Gap destinées aux enfants auraient dû être vendues à Noël pour 20 livres (28,50 euros). Elles ont été retirées de la vente au vu de l’émoi qu’elles ont suscité. Et pour cause : ces produits de la gamme Gap Kid ont été fabriqués par des enfants indiens réduits en esclavage. L’affaire a été révélée dimanche dans une enquête de l’hebdomadaire britannique The Observer. »

 

 

Et puis ? D’abord le travail des enfants est légal même pour l’OIT, il faut bien qu’ils fassent quelque chose de leurs dix doigts ces petits choux pour mériter leur ration de pain dur ! Et puis, pensez un peu qu’interdire le travail des enfants ça veut dire produire 200 millions de chômeurs en plus, est-ce bien raisonnable ?

 

Voyons un peu le problème sous tous ses aspects, suis-je prêt à payer 50% de plus mes produits alors que chaque jour je me bats pour que la serveuse du MacDo me donne gratuitement une sauce barbecue avec mes frites ?

Nous autres, pauvres européens, avons aussi notre lot de malheurs comme l'augmentation du prix de l'essence (100$ le baril), les grèves de ces fainéants de fonctionnaires, sans compter la détresse du cadre sup qui chaque matin doit choisir ses boutons de manchettes ! Alors faites comme moi : prenez votre briquet Dupont (made in China), allumez votre cigare cubain (Cohiba) et savourez ce bon goût de dictature… Peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse.

 

Dites-vous bien que tous ces pauvres ont tous joué à la grandes loterie des naissances et qu’ils ont tiré le mauvais continent et la mauvaise classe sociale… Ils ont perdu. Si tout le monde est égal devant la grande faucheuse, ce n’est pas le cas devant Clotho, la tisseuse de vie. Elle en choisit certains et leur tisse un fil d’or tout le long de leur vie. Vu la cotation actuelle de l’or sur les marchés, je vous annonce que c’est mal barré pour les prochaines générations !

 

par Blue Bottle publié dans : Pensées et philosophie de l'art d'être mauvais communauté : Telle est le monde !
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Mercredi 31 octobre 2007

Par Blue Bottle
Comme vous commencez à me connaître, vous serez sans doute étonnés de savoir que j’accorde à ma tendre amie une confiance absolue... Une confiance telle que je surveille du coin de l'oeil ses agissements à peu près 23h/24.

C’est simple : je lis chaque semaine tous ses mails. Je vous avais décrit ici il y a quelques temps mes méthodes pour avoir les mots de passe de ses collaborateurs. Avec sa petite amie, c’est encore plus simple, vous pouvez lui demander directement son mot de passe ou encore, la solution imparable : utiliser un petit logiciel espion appelé keylogger.

On pourrait se contenter de se connecter à son mail régulièrement néanmoins, il y a désormais sur bien des boîtes mails des détails qui pourraient vous trahir comme entre autres la date de dernière connexion ou un message qui apparaît quand deux personnes se connectent simultanément à une même boîte.

Ma méthode est beaucoup plus sécurisée, je pratique le transfert de mail. Cette petite option est magique… Vous recevrez sur votre boîtes une copie de tous les mails reçus par votre muse sans aucun stress. Fini les excuses bidons pour retrouver son amant, vous êtes directement connecté à son cervelet. Avec un peu de chance, la donzelle parlera de votre relation avec une de ses amies et vous aurez tout le loisir de connaître ses pensées les plus intimes.mail-copie-1.jpg



















Tout bon génie du mal se doit d’être paranoïaque, pour plus de sécurité je vous conseillerais de mettre au moins une adresse mail « tampon » entre la boîte mail de votre fiancée et la vôtre. Dans l’éventualité peu probable où votre chérie fouillerait la section options de son hébergeur de mail, elle ne découvrirait pas l’identité du vilain espion. Dans le même esprit, choisissez pour votre tampon un nom de mail capable de leurrer la carpe moyenne comme par exemple :

ne.pas.effacer@laposte.fr

securite.antivirus@yahoo.fr

Sauvegarde.mails@gmail.com

Notez que cette option est disponible chez à peu près tous les hébergeurs de mail à l’exception d'hotmail.
Bien sûr, habituellement la bougresse aime à garder un petit jardin secret, ce que je respecte totalement, avec l’intégrité et la grandeur d’âme qu’on me connaît. C’est pour cela que j’ai mis au point une technique qui donne, par ma barbe, d’assez bons résultats: votre moitié est ravie que vous n'empiétez pas trop sur ses plates bandes et votre jalousie chronique est rassasiée...

 

par Blue Bottle publié dans : Petites mesquineries et autres bons plans communauté : Telle est le monde !
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Lundi 29 octobre 2007

Par Blue Bottle

Chers amis,

Comme vous l’avez peut-être constaté, ce merveilleux blog accueille un nouvel intervenant. Il m’a semblé que mes écrits manquaient un peu de romantisme et de conseils pour trouver l’âme sœur, j'ai voulu combler cette lacune. Ma vie ressemblant par moment à celle d'un rotifère, je me suis permis d'inviter un spécialiste : Monsieur Bûche. Vous retrouverez donc régulièrement ses chroniques sur cette page. Accueillez-le comme il se doit !

goupille.jpgJe vous propose aujourd’hui un petit retour en arrière : Le lycée. Quelle belle période de ma vie ! Les devoirs copier-coller d’Internet alors que les prof n’étaient pas très branchés m’ont permis pendant longtemps de briller à moindres efforts…

Comme sur le vélib, j’ai toujours aimé instiguer de nouvelles pratiques culturelles. Je me souviens que j’avais gentiment initié un concours au sein de mon groupe de connaissances en terminal. Il s’agissait de collectionner les goupilles d’extincteurs… Toute l’élégance et la simplicité de muji alliées à la disponibilité et à la gratuité du matériel publique ! Que demander de plus ?

Par cet acte infâme j’avais rapidement acquis le statut envié de rebelle auprès de mes petites camarades. En quelques semaines, toutes les goupilles de l’établissement avaient disparu. Je confesse néanmoins n’avoir pas gagné le concours de goupilles, certaines têtes brûlées n’ayant pas hésitées à ramper dans les bureaux de l’administration de l’école.

Je n’ai jamais vraiment eu le fin mot de l’histoire car, ayant décroché mon bac, je suis naturellement parti vers d’autres herbages. J’imagine que des visites de sécurité doivent avoir lieu régulièrement pour vérifier la conformité des établissements publics. J’ai fait quelques recherches et je suis un peu déçu. La pose de nouveaux scellés sur les extincteurs ne coûtent qu’une dizaine d’Euro l’unité.

Toujours est-il qu’au cours d’une réunion d’anciens élèves j’ai eu le plaisir de constater que toutes les goupilles avaient été remplacées. J’ai alors, une dernière fois, prélevé mon tribut en souvenir du bon vieux temps. La boucle était bouclée !

 

 

par Blue Bottle publié dans : Petites mesquineries et autres bons plans communauté : Telle est le monde !
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Vendredi 26 octobre 2007
Par Monsieur Bûche

baiso.jpgFaire des études à Aix en Provence est une sinécure : cette ville connaît la
plus forte densité de bars par habitant en France. La plus forte densité de
clitoris au mètre carré aussi.

Or,  « les femmes ont deux armes : le rimmel et les larmes ». La pouliche
aixoise se servant abondamment de la première, le prédateur tombe amoureux
une dizaine de fois dans la nuit.

De plus, les lieux stratégiques ne manquent pas. Je pense notamment à ce
petit bar/boîte dont je tairai le nom, secret professionnel oblige, qui a le
bon goût de passer Fashion TV sur 3 ou 4 écrans géants.



Résultat : la concurrence masculine est éliminée d'office, car le spécimen
mâle préfèrera toujours fantasmer sur des beautés qu'il n'aura jamais plutôt
que de se donner la peine d'entreprendre une touffe certes moins mignonne
mais réelle et qui plus est voisine.

La présence de Fashion TV virtualise ainsi toute tension sexuelle masculine,
tout en exacerbant la frustration féminine : il fait beau voir les moues de
ce cheptel de lèvres pulpeuses mais esseulées dans un microcosme peuplé
d'abrutis hagards fascinés par des courbes qu'ils ne caresseront jamais.
En un mot comme en cent, Fashion TV neutralise les bergers. Or, toute
brebis, surtout celle à gros seins, adore être guidée.

L'approche est d'autant plus facile qu'elle se résume à mettre le doigt sur
la situation : une fois sélectionné un décolleté adéquat, la première
estocade est des plus simples :

« Quelle idée étrange pour une femme de fréquenter un temple du machisme
dans lequel elle sera honteusement négligée au profit de créatures
virtuelles... »

Je souligne quand même qu'une sur deux ne comprend pas. Reformulation donc :

« C'est pas ici que tu vas te faire draguer, y'a Fashion TV... »

Et hop, la bête est ferrée. Tu passes même pour un mec fin en prime, comble
de l'ironie.
J'avoue néanmoins que la suite est souvent décevante : j'ai eu droit à
quelques perles de bêtise, comme cette aimable radasse qui commence à me
raconter sa vie. Je commente :

« Dis donc t'es loquace ! »

« Eh oh je suis pas une salope ! »

La sympathique analphabète.

Une autre à qui je case une petite citation de Sacha Guitry :

« Oh tu sais j'y connais rien en chanson française... »

Bref, on a beau aimer les femmes, y'a des limites à ne pas dépasser. Pas
avec moins de 2 grammes dans le sang en tout cas.

Les deux grammes, c'est à l’IPN, truffé d'Anglaises et d'Américaines qui
s'enquillent  comme de vilaines petites sagouines assoiffées de bière et
affamées de Français. Il suffit ainsi de payer sa girafe pour attirer
d'autres animaux tout aussi sympathiques. Les gazelles savent bien que le
lion est tapi près du point d'eau, et pourtant elles y sont dès qu'elles
peuvent.

Une petite imitation de Borat Sagdyiev, personnage ineffable d'Ali G, les
fait se sentir comme à la maison. Ca tombe bien, il s'agit justement d'y
finir.

Il y a tellement de femmes, tellement de bouteilles... et si peu de temps !
Vous l’aurez compris, il faut cueillir dès aujourd'hui les clitos de la
nuit.
par Monsieur Bûche publié dans : Philosophie de la Touffitude communauté : Telle est le monde !
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Lundi 22 octobre 2007
AesopFoxCrow.jpg


La saison de la politique reprend petit à petit, les réunions se rapprochent, la tension est de plus en plus palpable, les candidats entrent dans les starting bloc.

Faisons un point. Je n’ai aucune chance de percer : Trop d’ordures arrivistes obsédées par le pouvoir. Je ne me fais pas d’illusions, moi, je suis là pour serrer des mains et profiter. Je sais qu’à force, je rencontrerais les futurs maîtres de la France (et bénéficierais de commissions juteuses sur quelques gros contrats.)

Je cible mon approche sur les plus ambitieux/égocentriques. J’aime les flatter, c’est du déjà vu tout le monde le fait, me direz-vous ! Non, je ne vous parle pas de flatteries directes et voyantes, car si certains rustres gaspillent leur salive et en ont la langue bleuie à force de lécher le postérieur des patrons, moi, j’utilise le coup de langue « chirurgical » : discret, précis et efficace.

Un exemple concret : je présente un énième projet de cohésion sociale pour renforcer le dialogue entre les jeunes défavorisés et la société civile, en clair on va mettre une vieille table de ping pong dans les sous sols d’un gymnase pourri. Devant cela, le responsable, heureux devant tant d’innovation valide le projet avant la fin de mon speach, tout en commentant pour bien montrer qu’il en maîtrise les tenants et les aboutissants. Et je m’exclame : « exactement, tu as tout compris en 2 secondes, on comprend pourquoi t’es le chef ! » avec un clin d’œil complice.

Admirez : en une phrases vous lui dites implicitement qu’il est intelligent, qu’il est le chef et que vous ne lui contestez pas cette position. C’est immédiatement la sarabande dans son caleçon, vous l’avez conquis.

 

Entre deux compliments, je m’occupe tranquillement, je vais aux meetings quand ils ne sont pas trop loin de chez moi. Le secret d’une réunion politique réussie ? Un spécialiste comme moi doit vous répondre le placement dans la salle. Toujours se mettre en pivot à coté du buffet, car non seulement vous vous empiffrez des meilleurs petits fours avec la nonchalance des plus grands, mais en plus vous servez vos camarades. J’ai d’ailleurs une théorie digne des plus grandes universités américaines à ce sujet : en nourrissant vos petits amis, leur cerveau reptilien associe inconsciemment votre visage à un sentiment de plaisir. A chaque fois qu’ils vous verront, leur cerveau secrètera des endorphines. Ils seront content que vous soyez là, du Pavlov tout craché.

 

 

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Vendredi 19 octobre 2007
Cet après midi, je devais préparer une présentation pour le directeur, mais voilà j'avais plus important sur le feu. j'ai bien dit à la secrétaire qu'on ne devait me déranger sous aucun prétexte.

J'ai passé toute mon après midi à me battre avec un logiciel de montage vidéo. La modestie ne faisant pas partie de la liste de mes nombreuses qualités, je ne résiste pas à l'envie de vous montrer le fruit de mon travail. Je dédie cette vidéo à ceux qui voudraient me faire taire.

 


Les utilisateurs de Vélib ont encore bien du souci à se faire...
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Jeudi 18 octobre 2007

Greve.jpgAh, les grèves RATP et SNCF… Avec leurs doux slogans pleins de poésie : Sarko, Facho, le peuple aura ta peau ! J’avais pensé me mettre moi-même en grève pour soutenir les camarades dans cette lutte, et accessoirement dormir 2h de plus au fond de mon King Size, mais voilà, vous comme moi ne pouvons  participer à ces festivités. Jeune cadre ambitieux, je ne vois guère comment je justifierais un tel comportement auprès de mes supérieurs sans ternir à jamais mon image immaculée.

Aujourd’hui, en tout cas, le métro ne fonctionne pas et la solution idéale et toute trouvée : le Vélib’ ! Là évidemment vous vous dites, que je me suis pas foulé, car ce raisonnement est la portée du premier Cnidaire venu. Certes, et c’est justement là que je veux en venir, des milliers de personnes vont penser au Vélib, et je souhaite bien du courage à nos apprentis cyclistes pour trouver un fidèle destrier. Est-on parti pour un 1995 bis, avec un mois de grève en continu? A vrai dire, la réponse m’intéresse peu.

 Heureusement, votre serviteur vous a fourni une martingale imparable : la réservation de Vélib. Si vous hésitiez, c’est le moment de vous lancer. Réservez votre Vélib dès maintenant  à l’aide de votre cadenas! Vous n’êtes pas convaincu ? La peur du Gendarme sans doute ou plutôt du technicien de chez Decaux…  Vous avez tort! Vous ne craignez rien et avec les embouteillages comment voulez-vous qu’un technicien puisse se déplacer rapidement jusque votre Vélib réservé ? Sachez, de surcroît, qu’un préavis de grève a été déposé dans les services responsables du Vélib’. Alors pourquoi hésiter ?

 Chers amis, en ce beau jour de grève, je ne puis que vous conseiller de regarder le journal télévisé de France 3, une surprise vous y attend.

 

par Blue Bottle publié dans : Vélib communauté : Telle est le monde !
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