Vous aurez sans doute du mal à le croire, mais
Monsieur Bûche, trop sûr delui, tombe parfois dans des pièges. Ainsi, il m’est arrivé d’être victime
d’un complot ourdi par la fourbe et fallacieuse femelle qui me mit dans une
position fort embarrassante.
Deux étudiantes étrangères, une danoise et une suédoise, sans doute séduites
par mes interventions iconoclastes en TD de relations internationales,
m’invitent cordialement à déguster des spécialités bien de chez elles.
Une fois de plus, elles fonctionnaient en binôme bombe
sexuelle / moche-à-gros-cul. Leur colocation se passait divinement bien, un
appartement tout de guirlandes-déco et autres colifichets qu’affectionne la
touffe moderne.
Elles se révèlent charmantes, et je constate une fois de plus que les
systèmes éducatifs nordiques sont infiniment supérieurs au nôtre : leur
anglais est parfait, et, chose rare, elles ne pensent pas de manière
manichéenne. Cerise sur le gâteau, la géopolitique les intéressait bien plus
que les derniers résultats de la Star Academy.
Je craignais le dîner, étant toujours extrêmement méfiant dès qu’il s’agit
de goûter des « spécialités » culinaires. Car quand on goûte une «
spécialité locale », on comprend généralement très vite pourquoi elle est
restée « locale ». Je ne m’étendrai donc pas sur les saloperies corses ou
bavaroises, au hasard.
Mais non, elles avaient mis les petits plats dans les grands, et j’ai pris
un réel plaisir à leur compagnie.
Les choses se sont corsées au dessert, lorsqu’elles ont sorti un tord-boyaux
qui ressemblait étrangement à de la Chartreuse. Or, la Chartreuse, c’est
qu’des plantes, ça peut pas faire de mal.
Nous descendons méthodiquement la bouteille, puis une deuxième. Nous
finissons ivres morts, comme il se doit, et après avoir ri à gorge déployée
des conflits des Grands Lacs (l’Afrique est aux boucheries ce que le
Cambodge est à la jambe de bois : une véritable terre promise), elles me
proposent de manière fort urbaine de rester chez elles.
N’écoutant que mon membre, je subodore immédiatement la petite partie de
triolisme, et je décide trop vite que je peux bien passer sur la moche pour
me faire aussi la bonne, qui aurait vraiment fait bander un mort.
C’est pourquoi je décline poliment l’invitation, alors que nous nous
allongeons sur un lit : je serais ravi de terminer ce passionnant débat sur
la privatisation de la guerre, mais je ne suis pas de ces hommes qu’on
corrompt si aisément, variation sur le principe du « faites ce que je dis,
mais ne dites pas ce que je fais ».
Nous finissons une autre bouteille en trinquant sous la couette à la
stupidité congénitale des Nations Unies au Sierra Leone.
Et c’est là que tout bascule : la croupe qui tenait dans une main prétexte
soudain qu’elle a « so much work to do that she really needs to go to sleep"

« Que d’la gueule », pensai-je, « je te vois déjà en train de bouffer une
cramouille pendant que je te mets quelques claques pédagogiques sur le chef
d’œuvre qui te sert d’arrière-train. »
Que nenni ! Elle s’éclipsa soudainement, me laissant seul avec la danoise,
une bonne morue élevée au hareng. Je remercie pour l’hospitalité, et tombe
dans un sommeil éthylique peuplé de rêves étranges, dans lesquels je me
faisais vigoureusement astiquer la nouille.
L’ouverture d’un œil incrédule m’informe alors que mademoiselle m’a
déshabillé et est bel et bien en train de jouer expertement avec mes parties
les plus intimes, montrant une fois de plus que la moche est toujours plus
cochonne que les autres, car bien obligée de fournir un avantage comparatif
qui lui permet d’espérer garder les hommes qui se sont aventurés trop près
de sa couche.
Elle tente alors de sortir un préservatif du tiroir de la table de nuit. Or,
pour avoir la paix avec les femmes, il faut faire comme avec les tortues, et
les mettre sur le dos. Ce que je m’employai à faire, pour mieux la terminer
sauvagement en faciale, histoire d’éviter une gênante copulation
Le lendemain matin, le réveil est un calvaire : je ne reconnais pas la
chambre, et me demande ce que je peux encore bien foutre dans un endroit
inconnu, nu. La vision du visage endormi de la moche débloque le flot des
souvenirs, et le signal d’alarme : barre-toi vite, avant qu’elle tente de
prendre sa bûche. D’autant plus que sa simple vue m’a fait passer la fameuse
gaule du matin.
Je ramasse mes fringues, et tente d’ouvrir la porte sans faire de bruit.
Bien entendu, celle-ci grince, alors que je suis encore, à poil, en train de
prier pour qu’elle ne se réveille pas.
Ce qu’elle ne manque pas de faire. Elle demande d’une voix endormie : « Ow,
mais où est-ce que tu pars comme ça ? »
Pris au dépourvu, je ne trouve rien de mieux à répondre qu’un honteux
mensonge : « euh… je vais chercher les croissants !».
Me suis rhabillé dans l’escalier, avant de courir me réfugier chez moi.
Elle doit encore penser que la boulangerie était fermée…
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Nos amis de chez Decaux ont pris très au sérieux mon petit stratagème
pour réserver un vélib, ils patrouillent désormais la nuit pour arracher sauvagement nos antivols durement acquis à la sueur de nos fronts. Ce genre de méthode est digne de Poutine! Dès que
certains ont trouvé un bon plan, il faut forcément que des jaloux viennent tout gâcher, en s’arrogeant le droit de détruire le bien d’autrui ! Faisons un petit bilan, j’ai perdu 2 antivols en 4
mois (soit 4€), cela me semble être un ratio et un investissement tout à fait corrects. D'autant que pour chaque antivol perdu, j’ai crevé 2-3 vélib en représailles.
Tout le monde sait bien que la bonnasse
de base ne sort jamais seule :
Soirée divinement pathétique le week end dernier! Poussé par ma
curiosité naturelle je me suis rendu à une soirée thématique que l’on trouve sur
Les tourtereaux en devenir débarquent : effectivement, il s'est dégotté un spécimen de choix. Un 95
C généreux, le téton haut et gorgé de vie, côtelettes apparentes, taille de guêpe, le tout monté sur un cul de black. Un corps de manga incarné, le tout enrobé de fripes tout en demi pull, demi
Tshirt, maquillée au Ripolin, bref, un joli bout de cagole bien vulgaire comme seul le sud de la France sait en produire, tout comme le Périgord a ses truffes.
Sophie mon
ancienne secrétaire est partie, disons plutôt qu'on ne l'a pas gardée. C'est peut-être une coïncidence mais c'est juste après mon rendez-vous avec la nouvelle RH que cette décision a été
prise.


