Vendredi 18 janvier 2008
Par Blue Bottle

pneu-rhone.jpegChaque jour que dieu fait je suis obligé de faire attention à mon image. Je me pâme alors devant le premier stylo recyclé que je vois, surtout s’il a été assemblé par des myopathes malaisiens et acheminé par un bon vieil aéroplane russe, aussi efficace énergétiquement que ma grand-mère Parkinsonienne lorsqu’elle joue aux dominos.
Heureusement quand je suis à l’abris du regard d’autrui, livré à moi-même, je peux enfin m’abandonner à mes petits travers anti-écologiques.

Je surfais tranquillement en recherchant des infos sur quelques verdoyantes billevesées quand je suis tombé sur ce site. Il s’agit d’une association touchante de naïveté qui propose de recenser les dépôts d’ordures sauvages et de venir les nettoyer un peu plus tard… Pour cela il suffit de leurs envoyer un mail avec une photo du tas d’ordures et d’une position sur une carte mappy. Une idée vraiment bonne car elle est à la fois simple et suffisamment high tech pour faire rêver trois élus et donc grappiller quelques précieuses subventions.

A l’heure où l’on condamne honteusement une grande entreprise exemplaire comme Total pour trois moules mazoutées, j’ai voulu rassurer tous les pollueurs que compte notre belle nation : Blue Bottle veille et rendra coup pour coup.

J’ai tenu à être moi-même le premier à attaquer ces « rubbish busters ». J’ai alors ouvert négligemment google image d’un rapide clic de souris je leur ait envoyé un mail totalement bidon. J’en appelle désormais aux forces vives de la nation, votre action au quotidien peut faire la différence, un petit mail bombing des familles devrait réduire à néant leurs ridicules velléités.

L’art d’être mauvais c’est aussi s’acharner sur des inconnus qu’on ne verra jamais, juste pour le plaisir de détruire leurs idées. Plus l’idée à broyer est naïve et pure plus la joie éprouvée est intense !
par Blue Bottle publié dans : Pensées et philosophie de l'art d'être mauvais communauté : Les blogs citoyens
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Vendredi 11 janvier 2008

Par Monsieur Bûche
dragon.gif

De l’art d’être un bon coup, et de l’art d’être le pire.
 

dragon.jpgTout mâle qui se respecte a mis le doigt sur (et dans) la petite chose qui fait la différence ( et je ne parle bien évidemment pas du clitoris.)

Certaines conquêtes m’ont reproché « d’avoir l’air amoureux » alors que je les honore.

Et c’est bien légitime : l’orgasme féminin étant avant tout psychologique, il faut bien leur faire croire qu’on tient à elles, surtout quand vous baisez bien une nana juste parce que vous voulez vous faire sa copine, et que vous ne la niquez que pour qu’elle vous fasse une bonne pub auprès d’icelle.  

La femelle étant loquace, soyez sûr que quatre orgasmes procurés seront inévitablement publicisés lors de ces soirées-pyjama entre touffes qu’elles affectionnent tant.  

Les mauvais baiseurs étant légion (une amie me confiait encore hier : « il était tellement naze que je me suis mise en mode gynéco : t’oublies que t’es là et tu coopères »), une réputation de bon coup se fait ainsi en moins de coups de bite qu’il ne faut de mots pour le dire.  

Dieu bénisse la post-modernité. 

Pourtant, il est d’une consternante banalité de tomber sur une femme-matelas, autrement appelée « starfish », ou étoile de mer : la grognasse qui attend que ça se passe. 

Une formation intensive de douze heures et six capotes peut cependant la transformer en abominable gourgandine qui bouffe des bites par boîtes de douze : il suffit de la faire jouir. 

Il est de notoriété publique (ou plutôt intime) qu’une femme comblée vénère le membre qui l’a satisfaite : n’avez-vous pas des amies qui avouent adorer bichonner le sexe de leur partenaire, pour peu qu’il leur ait procuré du plaisir ? 

Personnellement, j’en ai trop, et c’est pourquoi il faut savoir mettre le holà. Un homme du monde ne peut se permettre d’avoir des troupeaux de femelles sonnant à toute heure à la porte, dans l’espoir de prendre une bûche salvatrice. 

C’est ici que cette aimable astuce vous sortira des mauvais pas dans lesquels vous aurez pu vous fourrer.  

Cette recette ancestrale, que je ne tiens pas de ma grand-mère, est dénommée : 

La Moustache du Dragon. 

Sa mise en œuvre vous assurera une quiétude totale : vos saintes bourses seront vidées, tout en ayant la certitude que plus jamais madame ne tentera de revenir se soulager l’oignon dans le champ de tir qui vous sert de lit.

La technique est la suivante : alors qu’elle se livre à une fellation méthodique, persuadée qu’il ne s’agit que d’une « mise en bouche » (comme quoi la femelle ne peut toujours avoir tort) avant de se faire repeindre la caverne en blanc, attrapez-la bien par les oreilles pour mieux lui caler votre membre au fond du garage à bite qui lui sert de gorge.  

Alors qu’elle s’imagine déjà star du X (un prochain post sur comment j’en ai dynamité une) et pro du deepthroat, il s’agit d’éjaculer derrière ses amygdales, tout en l’empêchant de se dégager de cette situation, qui, vous en conviendrez, est fort embarrassante. 

Le résultat ne se fait pas attendre : la nature est ainsi faite qu’elle ne peut avoir pour autre réaction qu’un spasme envoyant votre semence dans ses conduits nasaux, sa cavité buccale étant déjà monopolisée par un bâillon de chair (en un mot comme en cent, votre bite.) 

Vous aurez donc la satisfaction de voir s’écouler par son nez, avant de faire le tour de sa bouche, votre substance intime. 

Une « moustache du Dragon » donc, CQFD. 

On remercie qui ? 
par Blue Bottle publié dans : Philosophie de la Touffitude communauté : Les blogs citoyens
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Mercredi 9 janvier 2008
mercedes.jpgIl y a peu j’allais à l’étranger accompagné d’un collègue pour régler une affaire urgente. Le collègue en bon vantard s’était targué de « la patate incroyable » de son GPS dernière génération. A peine eûmes-nous dépassé la frontière que le sus-mentionné GPS de la mort refusa de nous indiquer la moindre route. Après avoir quelque peu fustigé le manque de sérieux de l’inconséquent collègue, je décidai de mander notre chemin à un badaud. Intimidés par les autochtones, nous choisîmes la solution de facilité en interrogeant un couple de compatriote.
« C’est bout de cette route » nous indiqua le jeune homme empli d’une bonhomie certaine. Ce n’est qu’une demi-heure plus tard que sa fourberie nous parut évidente car les panneaux, eux, ne mentent que très rarement.

C’est alors que je ressentis, outre une petite douleur dans le bas fondement, une émotion inconnue : l’exquise fierté d’être français. Par toutes mes petites mesquineries quotidiennes, n’exalterais-je pas le sentiment patriotique du peuple Français ? Nous autres, dignes descendants de Philippe le Bel, connaissons la valeur de la Fraternité que nous brocardons sur le fronton de nos bâtiments officiels. Nous savons tendre la main au compatriote au bord du précipice… pour la lui retirer au dernier moment !
par Blue Bottle publié dans : Pensées et philosophie de l'art d'être mauvais communauté : Telle est le monde !
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Vendredi 4 janvier 2008
Par Blue Bottle

wine.jpgL'art d'être mauvais a toujours promu toutes les formes de vice, et spécialement lorsqu’ils ont un caractère transgressif et promeuvent une défiance vis à vis de notre très chère République. C’est sans doute dû à une résurgence du jeune anarchiste que j’étais. Depuis force est de constater que le jeune arriviste avide de pouvoir a pris les rênes de ma personne.

Je vais donc aujourd'hui vous permettre d'abuser de votre petit pécher mignon : l'alcool. Je ne serai pas l'un de ces vilains moralisateurs qui vous entonne de stopper l'un de ces derniers petits plaisirs autorisés dans ce monde de brute. En plus, les conducteurs qui ont des accidents sont avant tout ceux qui n’ont pas l’habitude de boire, tandis que des études commanditées par les vignerons français prouvent que conduire chaque jour avec 1g dans le sang n’est pas significativement dangereux.
 
Toute l’astuce réside dans les failles des contrôles routier de l'alcoolémie. Vous êtes mûre et prêt à faire exploser le ballon quand un gentil képi à la moustache fièrement dressée vous arrête sur le bas côté. Ne paniquez pas et rassemblez vos maigres esprits et lâchez dédaigneusement un petit « faites votre devoir monsieur l’agent ». Soufflez tranquillement, le premier test est positif, on vous fait alors souffler dans l’éthylotest électronique pour avoir une mesure plus exacte. A la lecture du résultat, acquiescez affablement et exigez que l’on vous raccompagne.

La faille réside dans le matériel utilisé par les autorités. La notice d’utilisation précise bien que le test n'est valable qu’une demi-heure après l’arrêt de la prise d'alcool. Or, le moustachu moyen veut faire du chiffre et cherche à vous faire souffler le plus vite possible, généralement dans les 3 minutes qui suivent l’arrêt du véhicule. Avec une telle rapidité, ils n’ont donc aucun moyen de prouver que vous étiez resté sobre depuis plus de 30 minutes. Un automobiliste « complètement bourré » selon ses dire vient d’ailleurs d’utiliser cette faille créant ainsi une jurisprudence ! Je tiens à saluer l’astucieux avocat maître Jean-Baptiste Losca responsable de ce prodige !

Grâce ce brillant jeune homme et à l’ordure que je suis, vous pourrez désormais user et abuser de votre boisson préférée en toute quiétude. Attention cependant, lorsqu’on vous arrête, ne contestez à aucun moment le verdict de l’appareil car on procéderait à un test sanguin qui est lui infaillible. La contestation peut commencer à partir du lendemain…
C’est sur cette petite technique réjouissante que je vous laisse en retournant à ma bouteille de Saint Em' Grand Cru Classé (GGC pour les intimes) qui flatte fort généreusement mes papilles. En vous remerciant, bonsoir !
par Blue Bottle publié dans : Petites mesquineries et autres bons plans communauté : Vive le désordre !
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Lundi 31 décembre 2007
Par Blue Bottle

patine-burlat.jpgLes bûches qui crépitent m’ont toujours paru d’une banalité affligeante mais cette année, l’hiver m’a paru encore plus pénible que d’habitude. J’ai passé cet année l’un des pires Noël de ma vie. J’étais donc chez une tante quelconque, et un petit cousin, une sorte de boule de pue de 4 ans ,courtaud et malhabile, avait pris la malencontreuse habitude de venir se blottir contre moi à la moindre occasion. Des siècles d’éducation et de bienséance annihilées par l’obscène grégarité de cet enfant, j’avais la nausée.

Je n’avais trouvé qu’un seul moyen de l’éloigner de moi proprement, j’avais bien pensé au malodor mais la solution paraissait peu commode. La recette magique se nomme en réalité Sony Full HD ou comment transformer un petit gamin espiègle et plein d’amour en zombi amorphe.

C’est donc après les amuses gueules, que le drame arriva, le charmant bambin s’était une fois de plus mis sur mes genoux pour que je lui lise une histoire, tout le monde écoutait, impossible d’utiliser l’astuce habituelle… Je m’exécutais donc. C’était parti pour une nouvelle histoire fabuleuse de Dora l’exploratrice. A peine arrivé à la moitié de l’histoire que le petit monstre régurgita d’un seul trait l’ensemble des chips trempées dans l’aïoli en plein sur mes putain de souliers vernis, gâchant ainsi une superbe patine burlat chèrement acquise.

Je poussai immédiatement un cris de dégoût !
Oh mon cœur, s’inquiéta la mère en le prenant dans ses bras.
Je fulminais…

Comment expliquer à cette vulgaire infirmière de province que les sucs gastriques de sa progénitures étaient en train de ronger le cuir d’une paire de Church’s à 500€. C’était impossible pour elle de concevoir qu’une paire de pompe avait la valeur à peu de chose près de sa Fiat pourrie.

Lui annonçant que mes pompes étaient fichues, elle proposa spontanément de me les rembourser, j’acceptais de bon cœur et je vis à son petit rictus qu’elle s’attendait sans doute à ce que je refuse poliment.
J’irai prochainement chez mon bottier faire un check up complet des Church’s histoire de gonfler un peu la note. Je devrais arriver à 200€ sans trop pousser.

L’argent était une chose mais cette patine mi burlat mi acajou m’avait demandé un an et demi de travail à la crème, elle me valait l’admiration de bien des cadres de la boîte car tout le monde sait que c’est la chaussure et plus précisément la patine du soulier qui fait l’homme. Ces reflets rougeoyants alliés à la profondeur d’un noir éclatant reflétaient toute la noblesse et la profondeur d’âme de l’homme que je suis. Cette souillon disgracieuse et son mioche grotesque paieront bien plus qu’une poignée d’euro pour cet affront !


La vengeance est un plat qui se mange froid.
par Blue Bottle publié dans : Petites mesquineries et autres bons plans communauté : Les blogs citoyens
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Lundi 24 décembre 2007
Par Blue Bottle
Bonjour à tous, vous commencez à sentir la dinde qui crépite dans le four de maman et l’esprit de noël vous pénètre petit à petit, vous vous surprenez même à risquer un petit « vive le vent » joyeux comme un cabris… Comme c’est mignon ! Vous êtes en pleine crise de bisounours! Reprenez-vous, je sais bien que les cadeaux vont s’amasser dans vos petits souliers comme des petits bengalais sur les ponts, mais il faut garder la tête froide. Toute la problèmatique de Noël pour nous, ordures sans cœur, doit consister à dépenser le moins possible en conservant une image digne et en amassant le plus de richesses possibles.

Pour Noël, Blue Bottle ne va pas vous fournir les photos de Laure Manaudou nue, elles sont beaucoup trop moches… Il va plutôt vous aider à constituer votre liste de cadeaux pour le papa Noël : pourquoi ne pas oser l’Annoy-O-tron.
annoyatron.jpgIl s’agit d’un petit appareil qui sert à tourmenter son prochain… Tout un programme, me direz-vous ! Placez l’Annoy-O-tron dans le bureau d’un de vos collègues que vous ne supportez plus, il émettra un petit son strident toutes les 5 minutes en moyenne. Le son est suffisamment court pour être difficile à détecter et l’objet est diablement vicieux puisqu’il est programmé pour biper aléatoirement toutes les 2 à 8 minutes. Sa pile lui autorise une autonomie de 3 semaines ce qui est, convenons-en, amplement suffisant pour pourrir la vie de quelqu’un.

La victime va sans doute passer un temps certains à chercher la source de son tracas, mais la taille réduite de l’Annoy-O-tron le rend assez difficile à trouver. Si par malheur on venait à le découvrir, la victime n’aurait pas la moindre chance de découvrir l’usage de l’appareil vu qu’il n’y a rien marqué dessus. Je vous conseille alors de lâcher discrètement un : « je crois que c’est un détecteur d’ozone » qui devrait suffire à démystifier l’affaire. Cet article vous est proposé par la Blue Bottle boutique au tarif exceptionnel de 10$ soit environ 7€… Moi, je vais en commander 2 ici !
par Blue Bottle publié dans : Petites mesquineries et autres bons plans communauté : Vive le désordre !
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Mardi 18 décembre 2007
Par Blue Bottle
banquet.jpgJe profite de mes vacances pour aller rendre visite à ma famille, pas pour la beauté de leurs yeux ni pour évoquer d’improbables souvenirs nostalgiques, non. J’aime séjourner chez mes proches parents pour la qualité de la prestation et le coté pratique de la chose. Le 21ème siècle sera placé sous le signe de la qualité du service à la personne ou ne sera pas !
J’arrive le soir, on vient me chercher à l’aéroport et on a mis les petits plats dans les grands et surtout la table est dressée lorsque j’entre dans la salle à manger. A l’hôtel, le service est avant tout standardisé pour convenir au plus grand nombre, il est un peu trop impersonnel à mon goût. Alors que dans le cadre familial, tantine a sorti les bigoudis et son vieux livre de recettes des années 40 pour me faire son fameux gigot de 7heures car elle sait que je l’affectionne beaucoup. Ah, ces charmants ploucs, qu'ils sont touchants…

J’utilise tous les petits plus qui font de moi un invité de marque, l’invité astucieux use notamment de 3 petits trucs pour se faire chouchouter :

1- ne pas venir trop souvent pour se faire désirer, je conseille une visite annuelle de quelques jours : plus vous profitez, moins on vous oublie.

2- amener du vin à des personnes qui n’y connaissent rien, choisissez une bouteille avec une jolie étiquette dans votre supermarché local fera l’affaire. N’oubliez pas de venir bien habillé chez vos convives : le prestige de l’uniforme crédibilisera votre vin et tout le monde le trouvera délicieux… Attention tout de même à ne pas trop descendre en gamme, en dessous d’1€50 la bouteille, le goût vinaigre commencera à prendre le dessus sur le vin et vos effets de manches n’y pourront rien changer.

3- Le choix des hôtes est également un élément à prendre en compte. On veillera à choisir des bons paysans (c’est à dire des habitants d’une ville de moins 100.000 habitants). D’honnêtes provinciaux qui seront inconsciemment impressionnés rien que par le fait que vous habitiez dans la capitale et que potentiellement vous voyez la tour Effel chaque jour.

Surtout, qu’ils ne s’avisent jamais de me recevoir à la bonne franquette. Un Blue Bottle se mérite, et s’ils ont envie de me demander un jour un service (comme de trouver un stage à leur sale mioche), ils ont intérêt à ranger les saucisses et allonger le rumsteck par pavé de 300g. Sur ces considérations, je vous laisse, je dois aller valider l’apéritif qui se prépare.
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Samedi 15 décembre 2007
Par Blue Bottle
A force de me faire bassiner par des barbus soixante-huitards, je suis devenu totalement imperméable à la cause écologiste. Ils sont vraiment trop ennuyeux à rabâcher toujours les mêmes exemples. Je continue néanmoins à me réserver le droit de brandir à tout moment la bannière écolo pour me valoriser auprès d’un public réceptif. Il faut dire que l’écologie est un thème vraiment très porteur et que jouer les Nicolas Hulot de service est à la fois pratique et efficace pour une ordure dans mon genre. Il suffit de connaître trois chiffres et la galerie est conquise :

1 kilo de déchet par jour par habitant

300 litres d’eau consommées /j/hab

+4°C en 2050 pour le réchauffement climatique

Pour le reste il suffit de broder et de citer des chiffres aussi précis qu’aléatoires et inventés, n’oubliez pas surtout de citer vos sources : « des scientifiques américains ». C’est vraiment impressionnant de voir comment le péquin moyen porte une confiance aveugle envers le peuple de Georges Washington et ses trouvailles scientifiques merveilleuses. Quand des bouseux partent 500ans sur une grosse îles, ils peuvent trouver tout l’or qu’ils veulent et devenir richissimes, ils resteront à jamais d’indécrottable pèquenauds. Je trouve personnellement que la plus grande invention que le peuple américain ai offert au monde reste tout de même le California Maki et sa subtile saveur d’avocat.

Je dois confesser que mon engagement pour l’écologie est inversement proportionnel à ma propension à l’étaler devant mon auditoire : je suis un gros porc qui ne pense qu’à son groin. Alors bien entendu je trie mes déchets à mes heures perdues en mettant sagement les piles dans le container à métal, pour le reste, je ne vais pas tout de même installer plusieurs poubelles à mon domicile ! D’ailleurs il y a une autre invention américain que je respecte, que donnerais-je pour avoir un de ces gros broyeurs permettant d’évacuer toutes ses ordures par le lavabo.

La planet'attitude on l'a ou on l'a pas... Moi je l'ai pas!
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Lundi 10 décembre 2007

Par Blue Bottle
terre.jpg J’aime profondément notre petite planète bleue, elle est si belle ! Je me surprends régulièrement à me promener dans les jardins verdoyants autour de mon domicile et je rêve d’un éventuel retour à la nature où je pourrais enfin prendre sheetah par la main et dévoiler au monde notre amour interdit!
Voilà typiquement le genre de billevesées mièvres et gerbantes que j’ai du subir il y a quelques années, car, oui, je le confesse j’ai été écologiste ! Oh, pas longtemps, je vous rassure. J’étais en quête de moi-même et d’une position sociale avantageuse. Je cherchais un moyen d’être quelqu’un, à me donner une image claire et valorisante.
Je regardais donc une émission très poussée techniquement en direction des ingénieurs : E=M6. Ils présentaient le principe du pot catalytique. Je sentis immédiatement vent porteur qui fleurait l’autorité morale : l’écologie. Je savais qu’il y avait des bonnes place à prendre dans le domaine et j’ai de ce fait traîner dans les lieux écolo de paris, j’ai même milité activement pour Greenpeace et le WWF.

Dans ce genre d’assoc écolo, l’ambiance est généralement bon enfant mais les adhérents sont en réalité des vaches à lait. Ils recevront chaque mois le petit bulletin leur permettant de faire des dons, mais au niveau actions, on leur proposera au mieux de venir placer des lettres dans des enveloppes ou encore de confectionner des colliers de nouilles bio. Toute l’organisation est désormais professionnelle, c’est le sacro-saint salarié qui mène la danse. Comment voulez-vous que je m’y retrouve dans un tel univers ? J’ai bien essayer de m’incruster dans des réunions sur la protection des baleineaux de méditerranée et me la jouer à la Yann Arthus Bertrand mais le buffet était tellement minable (à base de jus de pomme bio et de chips) que je n’ai même pas eu le courage de rester jusqu'à la fin de la présentation.
Les salariés sont eux très fiers de leur travail, ils sont d’ailleurs grassement payés au smic plus 10€ environ pour un cadre moyen et l’adage américain dit vrai :

If you pay peanuts for a job, you’ll just have monkeys to do it.

Pour un jeune loup aux dents longues, ce n’est pas la peine d’espérer quoique ce soit de ce genre d’association. Je les avais surestimées : j’avais fait l’erreur de croire que je pouvais venir tondre tranquillement ces moutons alors qu’ils n’avaient plus de laine sur le dos depuis longtemps !

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Vendredi 7 décembre 2007

 

Par Blue Bottle

Je passe quelques temps à l'étranger ce qui m'empêche d'être aussi présent que d'habitude mais je vais tâcher de préparer quelques articles pour mes lecteurs.

Comment peut on être fan d'une petite créature puante qui passe ses journées à crier et à vous vomir dessus? Cela reste pour moi un mystère insondable. J'y ai bien et réfléchi et si par hasard mon égo surdimensionné me pousse à vouloir perpétuer ma philosophie, j'ai décidé de ne pas procréer. Je préfère de loin l'adoption d'un enfant d'une dizaine d'années comme cela se pratiquait dans l'antiquité. 

Ni voyez pas là une défiance vis à vis de la très sarkozienne famille génétique. C'est juste que je préfère passer rapidement sur les phases les plus pénibles de l'enfance. J'ajoute que prendre un enfant de 10 ans permet également de s'assurer qu'on ne récupère pas un loser ou un quasimodo. 

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  • : Blue Bottle: Altruiste? Moi Jamais! Tout le monde n'est pas pétri de bonnes intentions et j'en suis la preuve vivante. Contactez moi sur artmauvais@gmail(.com) Monsieur Bûche: Le bon goût incarné, il travaille dans le prêt-à-poutrer. Monsieurbuche@hotmail(.fr)
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