Vendredi 4 avril 2008
Je viens de recevoir un e-mail de scamming, comme c'est charmant! On me propose environ 1 million de $$ pour aider deux petites noires vivant à Abidjan... Je suis presque tenté mais je n'ai pas le temps. Je vous donne le bon plan au cas ou vous voudriez gagner quelques menus dollars!


halimah_musa610@yahoo.fr

Bonjour Cher Ami(e)s,
 
Je vous prie de bien vouloir m'excuser pour cette intrusion qui peut paraître surprenante à première vue d'autant qu'il n'existe aucune relation entre nous.
Je voudrais avec votre accord vous présentez ma situation et vous proposez une affaire qui pourrait vous intéressez.
 
Je me nomme halimah musa, j'ai 18 ans et je suis la premiere fille de mon Père Mr:Musa, et j'ai une petite soeur qui s'appelle mariam musa qui a 15 ans.Notre pere etais un homme très riche, négociant de Café/Cacao basé à Abidjan la Capitale Economique de la Côte d'Ivoire, empoisonné récemment par ses associés Après la mort de ma mère le 25 Novembre 2000, mon père m'as pris spécialement avec lui.
 
Le 28 Décembre 2006 est survenu le décès de mon père dans une clinique privée (PISAM) à Abidjan.
 
Avant sa mort, secrètement, il m'a dit qu'il a déposé une somme d'un montant de ($4.500.000) quatre millions de dollars dans un compte bloqué dans une banque de la côte d'ivoire dans le but d'être transferé en mon nom comme héritiere.
 
Il me recommande aussi de chercher un associé étranger qui pourrait honnêtement me faire bénéficier de son assistance pour sauver ma vie et assurer mon existence.
 
 - faire une demande de transfert de mon compte bloqué sur son compte et servir de gardien.

D'ailleurs, je vous donnerai 25 % et 5% serviront aux dépenses éventuelles qui seront effectuées.
Je vous serai reconnaissante de pouvoir bénéficier de vos conseils utiles .
 
NB : Je vous recommande de traiter cette affaire avec subtilités et confidentialité vu la dégradation de la situation socio politique dans laquelle nous vivons présentement.
 
Que Dieu vous bénisse,
 
halimah et mariam
par Blue Bottle publié dans : Petites mesquineries et autres bons plans communauté : Telle est le monde !
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Jeudi 20 mars 2008

Par Blue Bottle

J’ai été témoin le week end dernier d’une technique rare. Je me baladais sur les grands boulevards de Paris, près des Galeries Lafayette. Un aveugle auquel personne n’avait vraiment prêté attention demanda à ce qu’on l’aide à traverser. Etant moi-même plein de compassion envers les handicapés, je me suis empressé de rester immobile en espérant que l’infirme agrippe le bras de quelqu’un d’autre, une bonne âme allait bien finir par s’occuper de l’infortuné. Une vieille lui pris alors la main pour l’aider. J’étais sauvé. Arrivé au milieu de la rue, j’entendis l’aveugle s’adresser à sa guide pour lui demander quelques menues piécettes pour se sustenter. La vieille était apparemment rompue aux techniques de la guérilla urbaine, genre balançage de sac Vuiton dans les valseuses de la première racaille venue car elle lâcha immédiatement le racketteur pour continuer son chemin vers d’autres cieux (ou magasins).


L’aveugle fut pris en charge par un second gogo qui voyant la scène sans entendre les paroles vint à son secours. Il fut cette fois-ci plus chanceux car il réussit à glaner quelques écus.

Une fois arrivé de l’autre coté de la rue, l’aveugle n’attendit même pas que son sauveur soit parti et se mit à beugler « quelqu'un pourrait-il m’aider à traverser s’il vous plaît ? ». La boucle était bouclée. J’ai vraiment été impressionné par la haute technicité de la méthode repoussant toutes les limites de la pudeur et du savoir-vivre, un véritable terroriste anti-fraternité... A quand les pickpocket simulant des attaques cardiaques pour subtiliser les portefeuilles de leurs sauveteurs ?

par Blue Bottle publié dans : Pensées et philosophie de l'art d'être mauvais communauté : Telle est le monde !
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Mardi 18 mars 2008
Par Blue Bottle

bomb.jpgIl y a quelques temps je croisai une ancienne camarade de classe que j’avais connu au collège. En gentil garçon je lui avais offert un surnom quelle garda pendant toute sa scolarité : boule de pus. Il faut dire qu’à l’époque, elle souffrait d’une acné généreuse et que son style vestimentaire très catho-Versailles n’aidait en rien à la mettre en valeur. Toujours est-il que boule de pus avait bien changé et que j’aurais bien croqué la pomme. Je représentais malheureusement toujours un bourreau en culotte courte pour elle et rien n’était possible. Après avoir tenté en vain une approche, je me suis souvenu qu’elle était depuis toujours la meilleure amie d’une bombasse que j’avais beaucoup fréquenté. Disons même que je l’avais beaucoup poursuivi et que j’avais eu l’honneur de l’honorer dans le lit parental pendant plusieurs mois.
Dans leur relation, la répartition des tâches était simple. Boule de pus était la moche à qui l’on parle pour s’approcher de la bonasse et les courtisans écartés se rabattaient parfois sur la moche… Une sorte de gagnant gagnant avant l’heure. Toujours est-il que j’eus la présence d’esprit de demander le numéro de la bonasse à de boule de pus.


Le week-end dernier j’étais célibataire, ma dulcinée était partie pour le week-end vers une destination quelconque, peu importe. Ce que je voyais, moi, c’est que je n’avais pas envie de sortir et que je refusais à m’abaisser à me préparer moi-même à manger. J’ai donc pris mon téléphone pour appeler la bonasse qui était à la fois étonnée et heureuse d’entendre ma voix. Après une rapide discussion, je l’invitais à venir à la maison à la condition qu’elle cuisine. Tant mieux, me répondit-elle car elle adorait préparer la bouffe. Je m’en frottais les mains d’avance. Elle m’avait promis un solide dîner, je lui avais parlé d’un dessert qu’elle n’oublierait pas : j’avais prévu de l’enduire de chocolat avant de la dévorer.

Cette maudite fatalité vint malheureusement contrecarrer mes plans, le-dit soir quand la bombasse arriva, j’eus une vision d’horreur… Ce corps naguère parfait avait été avili par un régime sans doute composé exclusivement de Big Mac et de saindoux. En une décennie, elle s’était lestée de 25 kilo au bas mot. Moi qui m’étais offert une boite de Durex high tech vibrant pour l’occasion… Le repas fut correct mais sans plus, à 22h je prétextai une urgence pour me débarrasser du monstre.

La loi de la nature est imparable, j’aurais dû m’en douter… Le nombre de bonasses sur terre est constant. A chaque fois que bombe naît, une beauté se fane irrémédiablement.
par Blue Bottle publié dans : Philosophie de la Touffitude communauté : Telle est le monde !
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Vendredi 14 mars 2008
Par Blue Bottle


fille-qui-pleure.jpgPlus le temps avance plus j’arrive à me convaincre que je me suis irrémédiablement éloigné de ma condition première d’être humain. Suis-je un ersatz de méduse échouée sur la terre ferme au milieu d’un banc de sardine? Je me demande parfois.
J’étais hier avec un collègue en train de me diriger vers un pub improbable histoire de le cuisiner un peu pour qu’il lâche de l’info quand nous croisâmes une petite gosse qui faisait de la trottinette à vive allure. Cette sale mioche tomba à 2 mètres de nous, une chute assez violente, à vu de nez, sa tête avait même heurté le sol, voilà pour la description du tableau.

En voyant cette scène j’eus immédiatement un petit rire automatique, cet enfant était si grotesque allongé dans le caniveau, les mains ensanglantées… Mais voilà qu’en un éclair mon collègue se jeta sur elle pour le prendre dans ses bras et vérifier qu’il n’avait rien. Comment pouvait-il ramasser cette morveuse alors qu’il avait un costard Armani sur le dos? La réponse était pourtant évidente : il était humain. Quant à moi, j’ai l’outrecuidance de croire que j’ai réussi à me débarrasser de cette tare depuis bien longtemps, à l’adolescence, par hasard, un peu comme une pucelle perd son hymen sur la banquette arrière d’une 205 kid.

Un spectateur aurait pu voir que je riais et que je n’avais aucune compassion pour la gosse, j’en ai encore froid dans le dos. C’est dans ce genre de cas extrêmes que je suis vulnérable, il me fallut bien 30 secondes pour comprendre et faire semblant de m’intéresser à la vie de la gamine. Je suis dépourvu de ces automatismes, mes réseaux neuronaux ne s’affolent pas particulièrement lorsque je vois la souffrance d’autrui. Plus de peur que de mal pour le petit, moi, j’étais horrifié par la saleté de cet enfant morveux, suant et saignant. Devant une telle déchéance, un tel manque de savoir vivre, je me dis qu’on devrait vraiment autoriser l’avortement sur les fœtus de moins de 10 ans.

Bien heureusement, mon collègue ne vit rien de mon dégoût et je pus lui payer deux bonnes grosses pintes pour délier sa langue. Après tant d’émotions, il fut très prolixe et me décrivit sans fausse pudeur tous les projets de son service.
par Blue Bottle publié dans : Ecraser ses collègues au boulot communauté : Les blogs citoyens
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Mercredi 12 mars 2008
Par Blue Bottle

mortelle.jpgLa vie est douce ces temps-ci, je n’ai plus rien à faire au boulot… Mon brave stagiaire s’active dans tous les sens pendant que je bulle tranquillement.
Ce matin en arrivant j’ai reçu un mail de N+2 (le boss de mon boss). Il me convie à le rencontrer, la semaine prochaine pour "discuter de mon avenir". Deux possibilités, soit il a grillé que j’étais aussi productif qu’un myopathe dans une rizière et veut donc me virer soit il veut me proposer de remplacer mon N+1 qui est censé partir rejoindre le cimetière des éléphants (en être à son niveau à son âge il faut vraiment pas être doué).
Je privilégie la seconde proposition : la promotion. Je vais aujourd’hui vous ouvrir mon cœur, car je suis un peu inquiet. Je m’étais habitué à faire des journées de 9h dont 8h de surf sur le net. Je suis un bon tyran qui maîtrise vraiment bien les trois crevettes qui n’osent pas bouger une antenne sans me demander l’autorisation. Il est vraiment impressionnant de les voir s’activer dès que je hausse un peu la voix, puis de les voir sourire quand je leur tape dans le dos. Ils sont pitoyables certes mais ce sont mes pitoyables… Aurais-je le temps de les molester quand je serai un peu plus haut ? Je me suis attaché à eux comme on s’attache à un vieux chien malade ou à des bibelots criards que tata paulette avait posés sur sa cheminée.

En attendant, je suis sur des charbons ardents ce matin, mais je dois rester discret. J’ai fait le tour de mes blogs préférés mais il n’y a pas grand chose à me mettre sous la dent, chaque minute me semble une éternité. Je viens de voir que la politique informatique venait de changer : un petit nouveau (cadre niveau 1A) vient de recevoir un magnifique écran Samsung 19 pouces… Moi j’ai un sale DELL 17". Je ne sais pas pourquoi mais je sens que mon écran va bientôt tomber en panne. Je vais d’abord essayer de faire un court circuit par la prise VGA avec un trombone, une de mes armes préférées. Si cela ne suffit pas je mettrais un peu d’eau savonneuse sur les circuits vers 18h juste après le passage de la femme de ménage. J’ai en somme des activités saines et productives aujourd’hui.
par Blue Bottle publié dans : Ecraser ses collègues au boulot communauté : Les blogs citoyens
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Lundi 10 mars 2008
Par Blue Bottle

vainqueur-copie-1.jpgJe fus assez occupé la semaine dernière et je vous ai quelques peu délaissé. Je vais vous conter ce qu’il se passe dans ma vie ces derniers temps. J’ai eu la joie d’être contacté par un chasseur de tête. Le mec m’annonça qu’il était mandaté par un nouvel acteur du secteur pour trouver la perle rare et développer le business… En entendant le terme nouvel acteur j’eus immédiatement l’image d’une petite boîte qui se jète sur tous les petits contrats dont personne ne veut.

En bon emmerdeur public, j’ai donc bien entendu pris rendez-vous avec le chasseur de tête pour lui exprimer toute ma motivation : je lui annonçai même que j’eusse aimé passer dans une plus petite structure avec des circuits de décisions plus courts (le seul argument des petites boites pour faire rêver le cadre moyen). Il s’empressa donc de me faire rencontrer ses clients, content d’avoir trouvé le pigeon idéal…

Pour vous en dire un plus il s’agit d’une petite boîte française qui ne se sent plus car elle a décroché trois contrats, tenez-vous bien, leur siège social est situé en province… Comment ces bouseux pouvaient-ils s’imaginer toucher des doigts un pur-sang comme moi ?

En arrivant dans leurs locaux, je sentis tout de suite l’ambiance chaleureuse qui règnait en ces lieux, le doux accent de l’hôtesse d’accueil était déjà une invitation au rêve… La vulgarité du personnel féminin se mariait finement avec les moquettes verdâtres et dégueulasses de l’entrée. On se serait cru dans un bordel de tijuana. On ne m’offrit même pas de café à mon arrivé pour me conduire directement auprès d’un homme qui avait la classe d'un entrepreneur en bâtiment qui s'avéra être adjoint du DG. En discutant je compris rapidement qu’ils me voulaient à tout prix : ce n’est pas tous les jours qu’un gars de la capitale s’abaisse à entrer dans leur repère ! Après avoir échangé les banalités d’usage sur ma motivation et mes rêves pavillon Mikit, j’attaquais les conditions matérielles que j’attendais d’un employeur digne de ce nom. Je ne demandais pas moins qu’une augmentation de 50% de mon salaire actuel car « je prenais un risque énorme en m’engageant dans une petite entreprise qui débutait dans le milieu ». Déglutissant à l’annonce de mes prétentions, il me dît qu’il fallait qu’il en parle au PDG car je dépassais l’enveloppe prévue. Je fus surpris qu’il ne m’éjecta pas d’emblée, je demandais un fixe ahurissant et un variable abracadabrantesque.

Finalement ils me rappelèrent en me proposant un package bien en dessous de mes réclamations mais avec un bel effort que je tiens à saluer ici. Ils avaient compris que trois merdes culinaires locales ne suffiraient pas à capturer un parisien.
Je déclinais l’offre, partant en seigneur, en leur rappelant qu’habitant dans la ville lumière il fallait y mettre le prix, d’autant plus qu’étant dans une grande multinationale je ne pouvais me confondre avec une petite PME fusse-t-elle constituée d’un millier d’employés.

Il ne faudrait pas que ce genre de choses se reproduisent trop souvent car cela produit un effet désastreux sur ma mégalomanie galopante.
par Blue Bottle publié dans : Pensées et philosophie de l'art d'être mauvais communauté : Vive le désordre !
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Jeudi 6 mars 2008

Par Monsieur Bûche

piege-lit.jpgOn n’insistera jamais assez sur la différence entre les hommes et les femmes. Bien que la rumeur moderne tente de fondre les sexes dans l’indifférenciation au nom de l’égalité, non, une touffe ne pense pas comme un mâle, loin de là. Pardonnez cette vérité de la Palice, c’est un préliminaire indispensable pour bien comprendre l’exposé qui va suivre.

 

Si les sagesses populaires abondent dans le sens du mâle incapable de contrôler ses pulsions (les « une bite n’a pas d’œil », « un trou est un trou », etc.), il est vrai qu’on peut légitimement se demander si le corps masculin contient assez de sang pour irriguer à la fois la bite et le cerveau. J’en suis la preuve vivante, il m’est arrivé de niquer une grosse moche dans une douche de camping, tout bourré que j’étais.

 

Par contre, on ne trouve rien dans le savoir vernaculaire au sujet du désir de ces dames. Il faut se tourner vers des sources plus littéraires pour appréhender l’animal : ainsi, on apprend que « la femme est le chef d’œuvre de Dieu, pourvu qu’elle ait le diable au corps ».

Mais comment l’attrape-t-elle donc, ce diable ?

 

Les recherches sont formelles : le désir féminin est inexplicable, comme le montre le ô combien chiant « Homme qui aimait les femmes » de Truffaut.

Il existe pourtant quelques « trucs » pour les amadouer. Car les femmes se refusent obstinément à voir la vérité en face : derrière un « si on allait boire un verre » masculin, il y a toujours un « quand-est ce que je t’ouvre le cul comme un livre ». Et elles s’imaginent qu’un jour, elles vont tomber sur « un mec différent ». Lapalissade, une fois de plus, me direz-vous, avec raison.

 

Voilà une petite technique amusante pour passer pour ce pauvre type aux yeux de votre proie.

Certaines relations commencent à l’improviste, et il n’y a rien de mieux que de tomber sur une petite sainte nitouche de 20 ans ignorant tout de vos précédents scabreux.

 

Evitez à tout prix les bonnes blagues genre « tu connais la durée de vie d’une moule ? Douze ou treize ans, parce qu’après, ça a des poils et ça s’appelle une chatte ». Vous compromettriez rapidement le succès de l’opération.

 

Après un verre, proposez un film, en tout bien tout honneur, « entre potes » (comme si l’amitié pure entre les sexes pouvait exister, j’adore l’hypocrisie de cette expression) sur le canapé du salon. Si elle n’a pas vu Ratatouille, son compte est bon.

 

Précisez qu’ah tiens, Ratatouille, pourquoi pas, je l’ai vu y’a longtemps mais j’ai teeeeellement aimé, c’est un tel chef d’oeuvre que je serais ravi de le revoir une deuxième fois en ta compagnie.

 

Et seul « un mec bien » peut apprécier de tels bas fonds de sentiments de Foire du Trône.

 

Car ce film, dont l’homme savourera la prouesse technique autant qu’il méprisera sa niaiserie égalitariste sans bornes, suscite des réactions amélipoulanesques chez un clitoris normalement constitué. Ce déversemement mielleux de bons sentiments de supermarché déclenche une infinie compassion, un réel désir de faire le bien, immédiatement, tout de suite. Quoi de plus naturel que de se tourner vers ma bite ?

 

Je l’ai vu huit fois. Elles ont toujours la bouche pleine dès le générique. Essayez donc Ratatouille, il n’y a rien de mieux pour leur beurrer le moule.

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Vendredi 29 février 2008
Par Blue Bottle

BMW.gifIl arrive régulièrement que nous autres "bien portant" soyons obligés de nous excuser. La jalousie à notre égard m'agace. Nous sommes heureux et avons de plus belles gonzesses. Pourquoi devrions-nous nous excuser de tout?

La plèbe a un pouvoir d’achat stagnant, c’est regrettable mais je n’irai pas verser une larmouille pour autant. La populace a tout de même la télévision pour se divertir pendant que moi je sauve des vies chaque jour au bureau. Je mérite mon destin!

Mes ancêtres et moi-même avons travaillés pour nous hisser jusqu’à l’élite et nous sommes aujourd’hui doté de solides gênes en choisissant des mariages avantageux pour notre lignée (ce que nos amis de la légion étrangère au Laos appellent l’intelligence de la bite). Chacun a l’arrogance qu’il peut, et moi j’en ai à revendre !

Quelques amis des pauvres m’enverront sans doute quelques mails d’insultes, mais qu’importe ! Je suis supérieur, je le sais. Je vivrais plus longtemps et je le prouve :

Pauvres

Nous


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Mercredi 27 février 2008
fonctionnaire.jpgJ’ai un ami fonctionnaire, j’entends d’ici vos cris d’orfraies : « Ah, berk ! Blue Bottle côtoie des petites gens ». J’en suis désolé moi-même mais chacun a ses pauvres, moi j’ai mon fonctionnaire. J’ai connu le bougre au lycée, il brillait déjà à l’époque par sa capacités à se fondre dans le décor tel le caméléon sur un arbre perché. Il avait une technique de mimétisme très impressionnante qui consistait en de lents et amples mouvements pour ne faire qu’un avec son camarade de devant. Il était de fait rarement interrogé par les prof. De tout temps il a brillé par sa transparence grâce à une solide volonté de ne jamais sortir du rang. Son ambition n’a jamais dépassé le la contemplation du monde, assis dans un siège IKEA, un verre de mauvais vin à la main. Un Jean-Foutre sans vergogne, répondant : « Keskya ? Je m’en bas les steack ! » à toute demande un peu trop pressante.

C’est en toute logique par la suite qu’il a embrassé une carrière dans la fonction publique. Il s’est battu pendant 5 ans pour obtenir un bureau dans lequel il serait seul pour pouvoir glander. Son travail est tout aussi inintéressant que répétitif : il étudie des dossiers de demandes à longueur de journées. Il use et abuse de son petit pouvoir pour asseoir sa domination sur le monde, il faut dire qu’il dispose d’une arme ultime : un tampon magique. Il a le pouvoir de dire si oui ou non un dossier est complet avant qu'ils ne passent en commission. Il valide les dossiers au compte goutte et de manière assez aléatoire, quand un dossier ne lui plait pas il le remet en bas de la pile ou le classe parmi les dossiers incomplets. Il rejette systématiquement les dossiers remplis en noir car ils sont trop « déprimant » m’a-t-il confié. Autant vous dire qu’il ne fait preuve de zèle que pour trouver les nouveaux forum de discussion sur lesquels il passe ses journées.

L’ami si tu passes dans le coin n’hésite pas à nous laisser à un petit message.
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Lundi 25 février 2008
fromages.jpgHier matin, au marché, je remarquais que mon vendeur de fromage de chèvre habituel n’était pas au rendez-vous. A sa place se trouvait un barbu grisonnant vendant sa propre production de chèvre. Il avait tout du post soixante-huitard, à ceci-près qu’il portait à la ceinture une banane remplie de billets. Les produits étaient les mêmes que d’habitude mais les prix étaient exorbitants. Je l’interrogeai sur ses prix excessifs, qu’aucun honnête catholique n’oserait pratiquer de peur de brûler en enfer. Il me fit alors l’éloge de ses produits en m’expliquant qu’il achetait un fourrage de qualité top bio… En bon vieux baroudeur barbu, il savait que la seule façon de justifier un prix honteux était d’invoquer la sacro-sainte qualité du produit. Je décidai de creuser l’argumentaire de notre astucieux marchand. Il me sortit la totale, allant jusqu’aux pathétiques clochettes des biquettes faites par un artisan local. A mon avis, son artisan local s’appelait Chong et faisait travailler une bonne quinzaine de gosses de 12 ans dans une cave Pékin. Je n’avais rien contre le travail des enfants à fortiori s’ils ont les yeux bridés… Lassé et avide de chèvre, j’avais fini par sortir un billet de 20€, sentant l’affaire conclue il me sorti l’argument : « il veillait notamment à ce qu’elles ne reçoivent jamais d’antibiotiques ». S’en était trop, toutes ses conneries écolo avaient écorné ma patience, et puis, je n’allais tout de même pas manger des fromages de chèvres malades. Je m’éloignai alors la bourse lourde mais le cœur léger. En partant, je ne pus m’empêcher d’expliquer discrètement à ma voisine de derrière que j’avais vu les mêmes fromages au Franprix du coin, observant l’étalage d’un oeil nouveau, elle me gratifia d’un clin d’œil complice.

Vous vous dîtes que cet acte est aussi ridicule qu’inutile, mais c’est exactement ce que nous vendent les écolo au quotidien ! Imaginez que chacun d’entre nous fasse un petit pas vers la méchanceté et crache à la face d’un écolo. Notre monde serait plus gris certes, mais beaucoup plus amusant (avec 1 point de PIB en bonus) !
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